Alain Chevallier ne croit pas aux CRT



Depuis quelques années maintenant, le MotoGP traverse une crise sérieuse. Avec 17 pilotes titulaires en 2011, la grille n’avait déjà pas trop fière allure et que dire alors de 2012, puisque seul 12 MotoGP s’élanceront à Losail lors de la reprise du championnat.

Pour faire face à cette crise, la Dorna a décidé de lancer pour 2012 un nouveau règlement, celui de la « claiming rule », qui permettra, en bref, à des écuries privées d’utiliser plus de moteurs (issus de la série) sur l’ensemble de la saison et plus d’essence sur la durée du Grand Prix.

Il y a quelques mois, le 15 juin précisément, la Dorna se fendait d’un communiqué où elle annonçait fièrement la distribution, à six teams, tous actuellement engagés en Moto2, d’une licence leur ouvrant la voie du MotoGP via le règlement CRT.

Mais quelques mois plus tard, on en est toujours aux balbutiements, on a bien vu quelques CRT mais rien de concret n’a réellement filtré.

Et pourtant, Carmelo Ezpeleta, le grand patron du MotoGP confiait à Motosprint que les CRT étaient bel et bien l’avenir du MotoGP et que c’était eux qui allaient assurer une grille de départ décente en 2012.

Ce n’est pas l’avis de tout le monde, ni des teams Moto2, ni d’Alain Chevallier. Nous avons eu l’occasion de rencontrer le constructeur, entre autres, de la moto qui permit, en 1982, à notre dernier vainqueur belge de Grand Prix, Didier de Radiguès, de gagner le Grand prix de Yougoslavie, d’Italie et de Tchécoslovaquie pour terminer second du championnat du monde 350cc. En 1983, il remportait aussi le Grand prix de Belgique, toujours sur une Chevallier, mais cette fois sur une 250cc.

Observateur neutre du MotoGP, il n’hésite pas à pointer les faiblesses d’un règlement qui, en l’état, ne sera pas, selon lui, capable d’apporter sa précieuse, et tant espérée, pierre à l’édifice. « Concernant les moteurs, dans ce règlement, la Dorna essaye de plafonner les coûts par deux types de limitations. La première est d’ordre technique et la seconde est d’ordre financier avec la possibilité de rachat pour un prix maximum donné.

Bien entendu, tous les règlements présentent toujours des aspects positifs mais aussi de nombreux points négatifs et si, en l’espèce, le but est louable, les moyens mis en œuvre pour parvenir à cet Eden, le sont nettement moins ».

Que ce soit du point de vue de l’acheteur que du vendeur, Alain Chevallier ne peut montrer que du scepticisme quant au bien-fondé de ce règlement. « En ce qui concerne la possibilité du rachat éventuel du bloc moteur, permis par le règlement à un prix bas, voire dérisoire, la première objection qui vient à l’esprit est de me demander avec quoi, celui qui l’aura acheté, va l’entretenir, parce qu’acheter un moteur est une chose, l’ent

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