Austin, Bridgestone s’explique : « c’est pas moi, c’est lui ! »



En plus d’avoir été fortement contesté pour avoir amené la spécification 2013 de son médium, officiellement en raison d’une production insuffisante de la mouture 2014, officieusement pour contenter certains, et d’apparaître de plus en plus tel un géant aux pieds d’argile au moment de discuter le renouvellement de son contrat avec la Dorna, Bridgestone, à Austin, a dû essuyer une volée de bois verts en raison d’une nouvelle usure prématurée de ses gommes sur le Circuit of the Americas.

Critiqué de toutes parts, le manufacturier japonais tente de s’expliquer par un communiqué de presse que nous reproduisons ici en intégralité.

Comme vous le constaterez, vous n’apprendrez rien si ce n’est que Bridgestone n’est en rien responsable de cette abrasion et que les seuls coupables sont à rechercher dans les températures plus fraîches qu’en 2013 et dans le style de pilotage des pilotes qui en ont été victimes.

Masao Azuma – ingénieur en chef , Bridgestone Motorsport Tyre Development Department

Le week-end dernier nous avons assisté à la seconde course sur le Circuit des Amériques. Comment ont évolué les conditions de piste depuis la saison dernière ?

Le niveau de grip de la piste était meilleur qu’en 2013 mais dans l’ensemble le circuit n’a pas beaucoup changé depuis l’année dernière. Certains pilotes ont remarqué qu’il était bosselé sur certaines sections, en particulier dans les zones de freinage difficiles, mais les caractéristiques du circuit étaient fondamentalement les mêmes. Les meilleurs niveaux d’adhérence et le fait que les pilotes disposaient des données de l’année dernière ont fait que le rythme des séances d’essais de vendredi a été beaucoup plus élevé que l’an dernier. Ce rythme rapide a perduré tout au long du week-end avec de nouveaux records en qualifications et en course dont la durée totale était presque dix secondes plus rapide que l’an dernier.

Un certain nombre de pilote de des usines Honda et Yamaha ont testé le pneu arrière dur mais à la fin, seul Marc Marquez l’a choisi pour la course. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi plusieurs pilotes n’ont pas choisi cette option pour la course ?

Nous nous attendions à ce que plus de pilotes utilisent la gomme arrière la plus dure pour la course, mais les températures de piste étaient beaucoup plus fraiches pour la course que lors des autres sessions de l’après-midi et il y avait aussi la possibilité de voir apparaître la pluie, ce qui a peut-être décidé les pilotes d’usine à opter pour la gomme médium. Certains pilotes avaient décidé de rouler avec le pneu dur arrière, mais ils ont peut-être changé d’avis compte tenu des conditions météorologiques du dimanche.

Comparé au pneu dur arrière que nous avions proposé l’an dernier sur ce circuit et avec lequel Marquez avait remporté la course, la texture du dur arrière de 2014 avait été conçue pour apporter plus de grip sur l’angle. Cette amélioration fait que je m’attends à ce que de plus en plus de pilotes l’envisagent comme une option pour les prochaines courses. Marc a été très rapide avec le dur arrière, même lors des séances du matin, donc je pense qu’il s’est senti à l’aise avec ce pneu pendant la course, même si les conditions étaient plus fraîches que prévues.

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