Jeremy Burgess : "l'épaule de Valentino Rossi sera à 90% de ses capacités à Estoril"



Pour bien se rendre compte de qui est vraiment Jeremy Burgess, il suffit d’aller jeter un œil sur le nom des pilotes dont il s’est occupé depuis son arrivée en Grand Prix. Randy Mamola, Ron Haslam, Freddie Spencer, Wayne Gardner, Mick Doohan e,t bien entendu, Valentino Rossi avec qui il a remporté sept titres de champion du monde.

Burgess et son équipe, dont (cocorico) fait partie notre compatriote Bernard Ansiau, sont indissociables de Rossi, dès lors, quand une interview de l’Australien est publiée quelque part, il s’agit de ne pas la rater car c’est toujours l’occasion d’y voir plus clair sur ce qu’il faut penser et sur ce à quoi il faut s’attendre du pilote transalpin.

Cette fois, l’interview a été publiée sur motocuatro.com, un site d’information Espagnol, qui comme son nom l’indique, relaye pas mal d’informations sur les pilotes espagnols, mais pas uniquement.

Jeremy Burgess semble confiant pour la suite de la saison mais il reste pleinement réaliste sur la tâche qui les attend.

« J’espère que nous commencerons à obtenir de bons résultats rapidement mais ce serait très optimiste d’en attendre de trop pour le GP du Portugal. Plus la saison va progresser, plus vous verrez les résultats de notre travail. Je m’attends à une belle fin de saison.

Nous savions que le début de saison serait difficile, pas seulement à cause de la moto mais aussi à cause des blessures de Valentino. S’il avait été en meilleur état, nous aurions progressé plus rapidement. »

L’Australien se veut aussi résolument optimiste sur l’avancement de la guérison de son protégé.

« L’épaule de Valentino est à 70% de ses capacités et nous pensons qu’à Estoril elle aura récupéré à 90%. La Ducati a un caractère spécial qui doit changer et de notre côté nous devons encore nous familiariser avec elle. Après Estoril, elle évoluera assez vite. »

L’objectif de Burgess chez Ducati est de tirer le maximum du potentiel de la GP11 afin d’offrir à son pilote une moto qui lui permettra de laisser parler pleinement ses capacités.

« Nous devons arriver à ce que tous les pilotes puissent piloter la moto au niveau de leurs capacités. C’est ce que j’ai proposé à Honda et Yamaha. Quand la moto va bien, tous les pilotes semblent bien piloter. Si nous voulons mettre des jeunes pilotes en MotoGP, nous devons faire des motos qui soient faciles à piloter. Et, bien sûr, les pilotes plus rapides devront piloter plus rapidement. »

On le sait, chez Ducati, tous les regards se portent déjà sur la saison 2012 parce qu’on n’a pas envie, du côté de Bologne, de rater le train de la 1000cc, ce qui n’est pas un avantage dans la course à la réussite en 2011.

« Cette année est un peu plus difficile pour nous parce que les regards se portent déjà sur la saison suivante où nous roulerons avec un moteur totalement nouveau. Mais là, nous sommes toujours dans une formule avec un moteur de 800cc et nous devons faire de notre mieux avec, tout en pensant déjà à l’année prochaine. »

A ces difficultés s’ajoute une autre, et non des moindres, qui est le fait qu’en Italie et partout ailleurs, quand valentino Rossi monte sur une moto, on en attend systématiquement de suite des résultats.

« Tout le monde attend les résultats, mais bon, la vérité est que nous sommes sur la route vers cet objectif et nous espérons en voir les résultats dans un mois ou un mois et demi.

Le temps est malheureusement toujours un ennemi dans une compétition et on n’en a jamais assez. Je voudrais pourtant qu’à la fin de la saison, la GP11 ait complètement changé. »

La phrase de l’interview qui me surprend le plus est celle où Burgess dit : « Si nous voulons mettre des jeunes pilotes en MotoGP, nous devons faire des motos qui soient faciles à piloter ». Que faut-il entendre par là ? Que Ducati pourrait aller chercher un jeune pilote de la Moto2 pour compléter le team factory ? Remplacer Hayden ? Placer des jeunes dans une écurie satellite ?

Tout ça me renvoie à l’interview que nous avons réalisée lors de la présentation de Speedmaster, le team d’Andrea Iannone et du célébrissime ami de Valentino Rossi, Uccio, à Milan. Le pilote Italien me confiait qu’il avait fait le choix de rester pour une saison supplémentaire en Moto2 pour continuer à s’aguerrir, alors qu’il avait eu des propositions pour rouler en catégorie reine. Et si cette touche s’appelait Ducati ? On connaît les liens qui le lient à Valentino Rossi et, en plus d’être un excellent pilote, il présente la grande qualité d’être Italien.

Un line-up pilote 100% made in Italy dans une écurie 100% made in Italy (de la même façon que la Mostro est devenue la Monster, les propriétaires US de Borgo Panigale (Texas Pacific Group) exigent de dire « made in »), avouez que ça aurait de la g…Stay tuned !

 

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