Bradley Smith : « Une nouvelle voie à explorer »



7ème à l’arrivée du Grand-Prix d’Espagne, Bradley Smith n’a pas été en mesure de prendre la moindre initiative. Au guidon de sa M1, l’Anglais a subi les dépassements d’Aleix Espargaro puis celui d’Alvaro Bautista sans pouvoir résister. Il a conclu l’épreuve à la 8ème place, position qu’il occupait déjà sur la grille de départ. 8ème du championnat, le pilote de l’équipe Tech3 revient avec nous sur cette épreuve et tire un bilan des 4 premières courses de la saison.

GP-Inside : Bradley, la course a semblé éprouvante aujourd’hui ?

Bradley Smith : « Oui, une course compliquée, et un week-end difficile dans son ensemble si on regarde les choses en face. On pouvait s’attendre, compte tenu des résultats obtenus lors des 3 premières courses, à avoir des difficultés pour tirer notre épingle du jeu, à dépasser et à ne pas perdre trop de terrain en début de course. On a perdu beaucoup de temps au début du GP des Amériques, et ça a été la même chose en Argentine. Voyant cela, avec Guy, on a décidé de prendre un gros risque ce week-end en adoptant des réglages totalement différents pour résoudre ce problème de performances en début d’épreuve. Quand tu changes de direction comme on l’a fait tu t’attends à souffrir, et malheureusement c’est ce qu’il s’est passé. Vendredi nous étions totalement perdus, hier on a légèrement progressé et finalement ce matin au warm-up j’étais plutôt content. Cet après-midi, les conditions de piste étaient bien différentes de celles de la matinée et logiquement,  comme nous nous sommes concentrés sur le train avant de la machine, nous avons eu des soucis avec le train arrière et j’ai manqué d’adhérence à l’arrière sur les sorties de virage. Le point positif c’est que nous avons été en bagarre tout près de la 5ème place alors que Ducati a beaucoup roulé ici en essais  donc nous nous attendions à ce qu’ils soient forts. Je crois aussi que nous avons encore des améliorations à découvrir dans la voie que nous avons choisie et je suis impatient de débuter les essais programmés ce lundi pour voir ce que nous pouvons en tirer de mieux et nous préparer au mieux pour Le Mans ».

GP-Inside : Vous étiez aux premières loges pour assister à l’explication entre Dovizioso, Aleix Espargaro et Bautista, avez-vous pensé à un moment que vous pourriez en tirer bénéfice ?

Bradley Smith : « J’étais déjà aux limites de ce que je pouvais faire pour les suivre et honnêtement j’étais déjà bien content d’avoir pu les rejoindre après mon début de course. Evidemment, j’ai pensé qu’en cas d’erreur de l’un d’entre eux dans les derniers virages, je pourrais le dépasser mais cela s’est avéré impossible. J’étais pourtant tout proche d’Aleix à l’arrivée et j’aurais peut-être dû tenter quelque chose, le résultat n’est pas fantastique mais de toute façon le point le plus important c’est qu’il y a de la marge de progression dans la voie qu’on a explorée ce week-end ».

GP-Inside : 4 courses ont été disputées, quel est votre premier bilan ?

Bradley Smith : « Honnêtement j’étais très content après le Qatar parce que toutes les machines semblaient très proches les unes des autres, et nous avions été très compétitifs. Depuis, les deux équipes usines ont fait des progrès sensibles alors que nous continuons de travailler avec ce dont on dispose. Evidemment j’aurais voulu obtenir un meilleur résultat au Qatar, je pense qu’on aurait pu monter sur le podium à Austin mais on le manque d’une ou deux secondes. L’Argentine en revanche a été de mon point de vue un véritable désastre car on a perdu d’entrée une dizaine de secondes. A Jerez, on termine à quelques dixièmes de la 5ème place donc nous ne sommes pas loin de nos objectifs, il faut encore améliorer de 3 ou 4 secondes notre temps total en course mais je crois que je ne m’en sors pas trop mal juste-là ».

GP-Inside : Pas trop de pression avant le Grand-Prix de France, qui sera l’épreuve nationale de votre équipe Tech3 ?

Bradley Smith : « De toute façon on va tout faire pour obtenir le meilleur résultat possible pour l’équipe. On peut s’attendre à de la pluie parce que Le Mans n’est pas très loin de l’Angleterre donc cela peut arriver (rires). Il n’y a pas de pression particulière. Pour le moment je suis concentré sur les essais que nous devons faire lundi à Jerez car je suis persuadé que nous pouvons faire de gros progrès et aborde le GP de France avec une confiance nettement meilleure ».

GP-Inside : Où en sont vos relations avec votre coéquipier Pol Espargaro ?

Bradley Smith : « Elles ne sont pas si mauvaises. Comme on peut le voir, nous sommes de plus en plus proches en piste et il met pas mal de pression sur mes épaules, autant qu’il le peut en fait… Plus il se rapproche de moi en performance plus cela devient délicat entre nous mais dans l’ensemble c’est positif pour Tech3 et intéressant pour les prochaines courses ».

Photo : Lionel Nolette

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