Michael Bartholemy analyse les plus et les moins du début de saison de Livio Loi



Après un début de saison correct avec notamment une très belle, parce qu’acquise de haute lutte, douzième place à Austin, Livio Loi offrait du rêve à VDS, son employeur, en manquant le podium pour quelques centièmes en Argentine.

Une quatrième place et un résultat enfin digne des espoirs placés en lui par ses patrons car il faut l’avouer, après une saison fracassante en RedBull Rookies Cup et des premiers essais IRTA (2013) enthousiasmants, le Belge rencontrait plus de difficultés que ce qu’on avait d’abord imaginé. Il ne marquait d’ailleurs que huit petits points sur l’ensemble de la saison.

Cette année, il en compte déjà plus du double mais ce n’est pas pour autant que son écurie compte lâcher la pression car comme nous le raconte Michael Bartholemy, son team manager, même s’il en voit enfin le début, la route vers les sommets est encore longue.  

GP-Inside : Après une première année compliquée, Livio Loi vous a sorti un très beau Grand Prix d’Argentine avec, au passage, une quatrième place. Quel est ton sentiment à ce sujet ?

Michael Bartholemy : « Disons que pendant ce week-end, nous avions remarqué que le rythme était-là. Je n’imaginais pas qu’il allait terminer quatrième mais j’étais convaincu qu’il pouvait être dans le second groupe, aux alentours de la 7ème, 8ème ou 9ème place.

Ce qui est bien, c‘est que lors de cette course, j’ai l’impression qu’il a appris plus que pendant toute la saison dernière. Il ‘s’est battu avec les leaders et il a appris pas mal de choses. Je pense que sur le Rio Hondo, il a franchi un palier et que désormais, il peut rouler dans le top10 ».  

GPi : A Jerez, nonobstant le résultat un peu décevant en course, on a remarqué qu’il n’était pas toujours constant entre les séances, comment expliquer ça ?

MB : «  Lors de la première séance, nous avions remarqué qu’à l’accélération, la moto pompait assez bien. Pour la seconde séance, nous avons changé l’amortisseur. Il a effectué un tour et puis il est rentré en disant : « changez moi ça ». On a écouté ce qu’il nous a dit parce qu’on ne veut pas être trop directif mais lorsqu’on a regardé la télémétrie, on a vu que la moto ne pompait plus. Il a ensuite rétorqué que c’était vrai, qu’il n’avait plus le pompage, mais qu’en revanche, il ne se sentait pas à l’aise au freinage. On lui a alors dit qu’il ne devait pas faire un tour et juger hâtivement, que nous n’étions qu’en FP2 et qu’il avait largement le temps d’effectuer trois ou quatre tours. On l’a vu lorsqu’il roulait en RedBull Rookies Cup, Livio sait rouler à moto, malheureusement, parfois, il ne sait pas encore mettre tout bout à bout ».

GPi : Vous ne voulez pas le contraindre mais je pense aussi que vous ne lui laissez pas tout faire et que finalement, dans l’encadrement, vous êtes assez stricts.

MB : « Avec lui, on est stricts. Ce n’est pas parce que Marc (van der Straten) a de l’argent, qu’on doit le jeter par les fenêtres. Il a un but et il sait qu’il doit obtenir des résultats.

Je me souviens par exemple des tests IRTA. Lors du premier test, il est sixième à six dixièmes de Miller et le second test, il n’est nulle part. Lorsqu’il est rentré, je lui ai dit : « tu as fait 183 tours dont 180 tours de merde. Tu as usé des pneus et de l’essence, tu as juste brûlé de l’argent. A la limite, c’est mieux que tu viennes juste faire tes trois bons tours et puis que tu rentres à la maison ». Parfois, ces pilotes, c’est très difficile de savoir comment les prendre parce qu’ils sont jeunes. Quand tu vois Miller, ou Rins, ils sont plus indépendants, ils sortent, ils ont une vie en dehors de la course. Livio, il n’a jamais rien fait de tel. Il ne sort pas, il n’a pas de copine, il ne mange que les pâtes que sa mère lui prépare. On essaye d’un peu changer tout ça. Attention, je ne dis pas qu’on va le déposer en boîte mais on lui répète souvent qu’il y a des choses qu’il doit apprendre, que le poisson et la viande, on peut aussi en manger (rires). Et pour ça, les courses outre-mer, ça le change, il grandit parce qu’il est seul et qu’il fait ce que nous on fait, il nous suit.

Je parle énormément avec lui. J’essaye qu’il se détende parce qu’il est souvent stressé. Il doit encore progresser et il le sait. Quand on regarde sa course en Argentine, ok, elle est réussie, mais quand on examine de plus près ses trajectoires, il y a encore du travail. Il doit apprendre, progresser et être conscient qu’il reste du travail ».

Stay tuned !

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