Satellite ou CRT, Didier de Radiguès fait son choix !



Aspar a laissé tomber la MotoGP, Pramac y pense pour 2013, Cardion AB continue à vivre grâce aux deniers de papa Abraham, Gresini n’en alignera qu’une seule, tech3 va construire son propre châssis, La Dorna n’aidera plus les écuries voulant louer des motos aux constructeurs…

On pourrait continuer à vous énumérer des raisons qui font qu’aujourd’hui, on doit se poser la question de savoir ce qui est le mieux pour un pilote qui ne pourra pas avoir accès au 6 motos ‘full factory’ du plateau.

Si on se souvient de la saison 2011, combien de fois, dans des conditions de course normales, a-t-on pu dire, à la fin du Grand Prix, « quel bel exploit de ce privé »…

Alors, largué pour largué, on peut légitimement se poser la question de savoir s’il est préférable, en 2012, de se retrouver sur une MotoGP satellite, ou sur une CRT. Cette question, nous l’avons posée à Didier de Radiguès.

Didier de Radiguès : « Si on se place du point de vue du pilote, l’exemple de Randy de Puniet est assez révélateur. En effet, à un moment donné, on peut penser qu’il a certainement eu le choix entre les deux, et il a refusé l’option CRT jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’autre alternative.

L’objectif de Randy était de rester sur une moto prototype, nettement plus développée qu’une CRT équipée d’un moteur de série.

Pour un pilote, ce n’est pas très amusant de passer d’une moto super évoluée à une moto disposant d’un moteur de série avec un châssis différent de celui de la série mais dont il reste à prouver qu’il sera meilleur que celui utilisé grosso modo par la moto de monsieur tout le monde.

C’est en effet, un des grands points qui différencie la moto de la voiture. En automobile, si vous prenez une Ferrari ou même la plus sportive des GT, elle n’a rien à voir avec une formule un. Par contre en moto, si vous prenez la plus sportive, que ce soit par exemple une BMW S1000RR ou une 1199 Panigale, elle est directement très proche des performances des MotoGP.

Donc pour un pilote passer du prototype à la CRT ce n’est pas amusant car au-delà des performances des machines, et c’est un élément à ne pas sous-estimer, ça lui donne l’impression de descendre d’un niveau.

Mais voilà, Edwards l’a fait et maintenant Randy y est passé aussi. Ils ont dû sauter sur l’occasion et lorsqu’on prend en compte des critères tels que la conjoncture actuelle ou la politique de la Dorna vis-à-vis des coûts, je pense qu’ils ont eu raison de tenter le challenge. Les pilotes vont devoir plonger dans cette nouvelle approche technique de la moto.

Certes, 2012, sur une CRT, ne sera pas facile et ces motos risquent bel et bien d’être complètement larguées, mais au moins, ces pilotes ont l’avantage de préparer l’avenir alors que le MotoGP satellite est en fin de parcours. Tech3 ne va-t-il pas construire son propre châssis, Gresini n’alignera-t-il pas une Honda/FTR…

Au niveau des résultats, ce sera quasiment pareil. Bien entendu, pas au niveau des performances au tour ou des chronos, mais là où un pilote Satellite se battra pour la septième ou huitième place, un pilote CRT se battra pour essayer d’accrocher le top 10. C’est un peu moins bien mais au final, la différence n’est pas énorme, surtout lorsqu’on garde en tête que d’un côté on est en fin de parcours, alors que de l’autre on prépare l’avenir ».

Stay tuned !

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