Lucas Mahias et la TransFIORmers impressionnent le paddock !



Dix-neuvième en qualification n’est pas un résultat extraordinaire pour un pilote permanent roulant sur une moto conventionnelle, mais quand on s’aperçoit que c’est un pilote invité roulant sur une moto artisanale, finie de monter le jeudi soir, qui partira de cette position, la donne change.

Et cela est d’autant plus impressionnant quand l’écart avec le premier est inférieur à la seconde pleine. Le talent de Lucas Mahias ? Le génie de Christian Boudinot ? Un mélange des deux ? Voyons comment la petite équipe a réussi cette performance.

GPi : Pour commencer, explique-nous d’où viennent les trois dixièmes que tu as trouvé entre la FP3 et tes premiers tours de roue en qualification ? 

Lucas Mahias : « Ils viennent d’une remise en question entre midi et deux, je n’étais pas trop causant à table, j’étais dans mes pensées à réfléchir et voir ce que je pouvais améliorer. J’ai pris les infos que les personnes en bord de piste ou les mécaniciens m’ont données et j’ai essayé de tout mettre en application le plus rapidement possible. Ma force est de m’adapter rapidement à différentes motos et j’ai réussi à corriger mes défauts. On a vraiment progressé, c’est génial. » 

GPi : Jusqu’à cinq minutes de la fin plus rien, tu rentres aux stands, et une fois ressorti tu exploses de nouveau ton chrono. Qu’est-ce que vous avez changé ?

Lucas Mahias : « Tout d’abord on a passé un pneu neuf et ensuite j’ai pris des roues, c’est ce qu’il me manquait. J’ai du mal à faire ça habituellement, ce n’est pas dans mon habitude en championnat de France. Ca m’a montré beaucoup de choses et grâce à toutes les choses que nous avons changé ça donne se chrono là, donc c’est cool. »

GPi : Sur la durée de la course tu penses que ça peut tenir ?

Lucas Mahias : « C’est plus physiquement que ça va être dur car la moto est difficile à amener et ce n’est pas des chronos que j’ai l’habitude de faire. C’est plus ce côté qui m’inquiète car niveau pneus, une moto qui glisse, j’aime ça ! C’est enchaîner 26 tours va être compliqué. »

GPi : Vu à quel point c’est serré, tu peux te fixer quel objectif ?

Lucas Mahias : « Je ne me fixe pas d’objectif pour ne pas être déçu. Mon objectif du week-end était de battre mon chrono perso du circuit, fait avec ma 600, et surtout montrer qu’avec la passion et très peu de moyens on peut faire des choses bien. Dans l’équipe il n’y a que des gens passionnés qui en ont vraiment envie, et c’est pour ça que ça marche comme ça ! En partie le boulot est fait, on s’est montré, et on a montré qu’avec peu de moyens et la passion on fait des choses. »

GPi : Pour terminer, hier tu disais que tu préférais ta 600 parcequ’elle était plus fun. Maintenant que tu as battu ton chrono avec la Moto2, ça y est tu es amoureux et tu oublies ta Supersport ?  

Lucas Mahias : « (rires) Ah non, la 600 s’est vraiment le truc que j’aime ! Là je me bats quand même beaucoup avec la moto, je me donne beaucoup pour faire un chrono. Pour l’instant il y a moins de fun mais si un jour on me fait faire une saison entière en Moto2, peut-être que au bout d’un moment j’arriverais à me régaler autant qu’en Supersport. »

Nous rappelons que Christian Boudinot, le constructeur de cette moto, est à la recherche de partenaires pour pouvoir poursuivre l’aventure. 

http://www.transfiormers.com/

Stay tuned !

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