Interview Carlo Pernat : comment l'Italie prépare la relève.




Après avoir subi une véritable invasion hispanique au cours des huit dernières années, force est de constater que l’Italie, l’autre pays dans lequel les gènes de la moto de compétition sont ancrés dans la population, est en train de récolter peu à peu les fruits d’une politique destinée à alimenter le monde des Grand Prix en jeunes pilotes performants.

Avant de quitter le circuit Bugatti, nous avons voulu interroger Carlo Pernat, le communiquant du team Italia, sur la façon dont les chose se passaient de l’autre côté des Alpes.

Carlo Pernat: « Nous avons démarré une nouvelle politique depuis trois ans. Avant cela, la période était noire, en Italie, car nous n’avions que des pilotes qui venaient de l’ancienne Sport Production ou des formules mono-marque comme Aprilia, Gilera ou Cagiva. Durant quatre ou cinq années, il n’y avait rien à faire et c’était difficile de travailler.
Il y a trois ans, la fédération italienne a fait un grand investissement, en commençant par miser sur les petits, avec la Mini-Moto, le championnat d’Italie, les Pré-GP et le Team Italia. Dans ce dernier, on met ceux qui, selon nous, sont les meilleurs pilotes italiens, pour les faire rouler dans le championnat du monde. Sont passés ici monsieur Fenati, qui a déjà gagné un GP avec le team Italia, monsieur Antonelli, monsieur Bagnaia. Quand ils se sont renforcés dans le team Italia, ils vont ensuite faire leur carrière dans les teams qui ont de l’argent, comme les teams de Valentino Rossi ou Fausto Gresini.

Notre but, c’est de prendre chaque année deux jeunes et de les aider à se former. Cette année, nous avons un pilote comme Andrea Locatelli qui, à mon avis, à du talent, même s’il a eu des problèmes lors du Grand Prix d’Argentine. Il reviendra au Mugello. Matteo Ferrari, c’est avant tout pour découvrir les Grand Prix.

Nous sommes très content de cette façon de travailler car cela fait trois ans que l’on voit des jeunes prometteurs y arriver. Notre but, ce n’est pas de gagner mais de les mettre dans les quinze premiers.
Quand les pilotes deviennent plus forts, les autres teams italiens les reprennent et là, ils peuvent gagner. »

GP-Inside : Peut-on avoir une idée du budget injecté dans cette opération?

Carlo Pernat« oui, le budget, c’est un grand budget. C’est presque un million d’euros, car l’on participe aussi aux petites catégories. Mais nous avons des sponsors, comme San Carlo et d’autres, donc la part payée par la fédération baisse d’autant. Mais le total, oui, c’est un million d’euros.
Après, à la fin de l’histoire, je pense que la moitié de l’argent retourne aux sponsors sous forme de retombées médiatiques.
C’est un beau parcours. »

Cette expérience très positive serait-elle transposable en France? Rien n’est moins sûr, puisque la quasi totalité des sponsors et partenaires français intéressés par la moto est accaparée par l’Endurance, une spécialité franco-française…

Stay tuned !

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