Norman Rank, créateur de kilomètres/heure



Norman Rank est un immense gaillard, les épaules larges et les bras bardés de tatouages… pas véritablement le physique type que l’on se fait d’un ingénieur de course. Lorsqu’il est aux côtés de son pilote Efren Vazquez, la différence de gabarit est étonnante, pour ne pas dire comique. Ancien pilote en 250cc, le grand Allemand est devenu un maître de la mise au point, faisant le bonheur du Basque. Au Mans, les 2 hommes ont bien cru que l’heure de la victoire était venue, mais Jack Miller est passé par là… Comble de l’ironie, Jack faisait partie en 2013 de l’effectif du Racing Team Germany. C’est finalement à la 6ème place que Vazquez a franchi la ligne d’arrivée du GP de France, sous le regard de Norman Rank, déçu mais plus combatif que jamais. Nous avons voulu vous faire découvrir un des personnages les plus charismatiques du paddock.

GP-Inside : Norman, vous pourriez légitimement être déçu du résultat du GP de France, Efren a fait toute la course dans le groupe de tête, et ne termine même pas sur le podium, êtes-vous contrarié par ce résultat ?

Norman Rank : « La première réaction, c’est évidemment de céder à la déception, surtout quand on voit la place qu’il a occupée durant quasiment toute l’épreuve. En prenant un tout petit peu de recul, vous déduisez qu’il faut apprendre à votre pilote à se battre encore plus fort, à être encore plus déterminé. Efren n’a pas encore habitué à se battre si haut dans le classement. Maintenant, il est en mesure de se battre pour remporter un Grand-Prix mais il n’a sans doute pas encore établi de stratégie pour venir à bout d’un pilote aussi fort que Miller. Il faut souligner que durant cette course, il est retombé à la 10ème place avant de remonter jusqu’à la 1ère position, et à mon avis, c’est la plus grande performance qui a été réalisée durant cette épreuve. Quant à l’explication finale, je pense qu’il a été trop tendre ».

GP-Inside : En même temps, ayant travaillé l’an passé avec Jack Miller, vous êtes sans doute l’un des mieux placé dans le paddock pour savoir à quel point l’Australien est fort ?

Norman Rank : « Oui… en fait ça m’énerve un peu parce que Miller utilise aujourd’hui pour nous battre tout ce qu’on lui a appris quand il était chez nous ! Il nous faut le temps d’enseigner toutes ces choses à Efren, mais il a déjà fait un travail colossal durant l’hiver. Il a travaillé physiquement, il s’est renforcé mentalement aussi ».

GP-Inside : Quel est votre secret pour fournir à Efren une machine aussi rapide ?

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