Des statistiques de chutes qui tombent à pic…



Alors que le championnat 2014 a atteint le premier tiers de la saison, il nous a semblé instructif de faire le point sur les chutes des concurrents en catégorie Moto3. Evidemment, il faut se méfier des évidences, mais l’évolution du nombre de chutes sur le long terme peut avoir une signification non-négligeable sur le parcours d’un pilote et peut constituer un indice pour estimer ses progrès.

Ainsi, en Moto3, après le GP d’Italie, Antonelli pointe « en tête » du classement avec 11 chutes, assez loin devant ses « poursuivants » puisque Azmi, Deroue, Granado et Hanika n’en sont qu’à 6…

L’italien travaille ardemment pour la reprise de l’emploi dans son pays puisqu’il avait chuté à 18 reprises en 2013, total le plus important de sa catégorie après celui obtenu par Eric Granado et ses 19 mises en échec. En 2012, année de son arrivée en GP, Antonelli était tombé 15 fois, surclassé dans l’exercice par Niklas Ajo titulaire de 21 chutes, et par un certain Jack Miller qui avait mordu la poussière à 16 reprises.

L’évolution du nombre de chutes recensées par l’actuel leader du championnat Moto3 est d’ailleurs très instructive. Après les 16 chutes recensées en 2012 alors qu’il découvrait les GP, Jack Miller avait fini 23ème du championnat avec un total de 17 points.

L’an passé, l’Australien a été pris 2 fois moins en défaut pour finir avec 8 chutes, à la 7ème place du championnat et un crédit de 110 points.

Depuis le début de la saison actuelle, Miller a signé les 3 premières victoires de sa carrière et il aura fallu attendre la course du Mugello pour qu’il ne doive relever sa moto pour la première fois de l’année. Cette réduction drastique des chutes s’explique logiquement pour Alain Bronec, patron du team CIP en Moto3 : « En règle générale, dans la carrière d’un pilote, la progression se fait par palier. Un pilote atteint un certain niveau, il va buter sur des limites, il risque alors de chuter en essayant de les franchir. Au fil du temps, il va apprendre à surpasser cette limite sans chuter, pour aller en chercher d’autres plus élevées».

Logiquement, les chutes en course ont tendance à coûter plus cher qu’en essais ou en qualification. Pourtant, si on prend le temps de comparer le classement au nombre des chutes et celui du championnat, on remarque une correspondance étonnante. Séparés de seulement 5 points au championnat, Miller et Fenati sont ex aequo au nombre de chutes (une chacun). C’est là que joue la nuance en termes de « coût » car l’erreur de Fenati a eu lieu lors de la 2ème séance d’essais libres à Jerez, alors qu’elle est intervenue en course pour Miller. Alain Bronec avance un élément supplémentaire « Miller et Fenati ont été obligé de prendre beaucoup de risques l’an passé car leur motos étaient moins bonnes que celles de leurs adversaires, donc ils savent où sont les limites. Aujourd’hui qu’ils sont sur de bonnes motos, ils peuvent garder une toute petite marge d’erreur, ce qui explique qu’ils chutent beaucoup moins ».

Alex Rins, 3ème au général, ne compte lui aussi qu’une seule erreur, là encore subie au Mugello, mais « seulement » en qualification. Une seule chute à déplorer pour Isaac Vinales, 5ème du classement, pris en faute en course au Texas. Efren Vazquez a mieux « choisi » le moment de ses chutes puisqu’en dépit de ses 2 échecs (FP3 au Qatar et FP1 en France), le Basque est en 4ème position au championnat.

D’ici à dire que pour éviter de tomber, il faut rouler encore plus vite, il n’y a qu’un pas…

Stay tuned !

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