Crutchlow : « La seule chose qui fonctionne sur cette moto, ce sont les freinages en bout de ligne droite »



En arrivant chez Ducati, comme d’autres avant lui, Cal Crutchlow pensait que son pilotage pourrait être la réponse aux caprices de la machine italienne.

Et avec l’arrivée de Gigi Dall’Igna, l’ancien patron du département course d’Aprilia, il y avait matière à espérer que 2014 coïncide avec le retour de la marque à l’avant plan.

Pourtant, en juin, force est de constater que si progrès il y a eu, ils sont minimes et peut-être même à attribuer au bénéfice des règles de la catégorie Open.

Le Britannique avait déjà manifesté, il y a quelques semaines, des signes d’impatience mais aujourd’hui, après un nouvel abandon en Catalogne, son sentiment semble plutôt se rapprocher de quelque chose ressemblant à s’y méprendre à de la résignation.

« Il y a beaucoup d’informations à donner et beaucoup d’occasions pour les donner. J’en ai donné en novembre, quand j’ai roulé pour la première fois sur la moto et elle est un peu meilleure cette année, mais fondamentalement elle a les mêmes problèmes. Nous devons arriver à quelque chose mais nous savons que ça n’arrivera pas avant la fin de l’année. Donc, c’est inutile de demander plus.

Je reste motivé chaque semaine. Je ne laisse rien au hasard sur le set-up. C’est difficile de savoir que vous ne pouvez pas rivaliser parce que la situation est celle-là, on ne peut pas rivaliser. Avec cette moto, je peux rivaliser sur un tour avec les autres gars. Mais dès que nous perdons du grip, je n’ai plus le feeling. Dovi a encore le feeling parce qu’il pilote d’une manière différente. Je ne vais pas changer mon style pour m’adapter à cette moto pour un an. Si je fais ça et que la moto est complètement différente l’année prochaine, alors je devrai changer à nouveau. J’ai appris à piloter comme l’un des meilleurs du championnat (Lorenzo) en me servant de la vitesse de passage en virage pour en sortir mais ça ne fonctionne pas avec cette moto. La seule chose qui fonctionne sur cette moto, ce sont les freinages en bout de ligne droite. Et moi, c’est là que je suis faible. Si vous améliorez le freinage en ligne droite vous ne pouvez entrer dans le virage comme j’aime le faire et c’est là que je perds du temps. Je n’ai tout simplement pas la confiance nécessaire pour entrer en courbe.

Ce n’est pas mon rôle de solutionner les problèmes de la moto. Je roule avec ce qu’on me donne et je relaye les informations. Nous sommes encore trop loin des motos d’usine. Andrea se débrouille bien en course, il est capable de rivaliser avec Pol mais Pol, c’est un rookie ».

Lors de son arrivée chez Ducati, on se souvient qu’à demi-mots, certains avaient estimé que l’échec de Rossi sur la moto des rouges était peut-être dû à la trop longue expérience de l’Italien sur les machines japonaises et un style trop archaïque, pourtant, quand on lit les déclarations de Crutchlow, on l’impression de lire celles de Rossi à la fin de son contrat.

Par exemple lorsqu’il dit : « Nous devons arriver à quelque chose mais nous savons que ça n’arrivera pas avant la fin de l’année, » ou « on ne peut pas rivaliser », ou « je n’ai tout simplement pas la confiance nécessaire pour entrer en courbe, » ou bien encore « ce n’est pas mon rôle de solutionner les problèmes de la moto ».

Espérons que Dall’Igna, qui a déjà commencé à travailler sur la moto 2015 ôte finalement de la bouche des personnes travaillant pour Ducati l’expression « on travaille pour la saison prochaine ».

Stay tuned !

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Source : MCN  

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