Le week-end paradoxal de Xavier Siméon aux Pays-Bas

Dans le peloton des différentes catégories en GP, il y a de véritables artistes sous la pluie, et Xavier Siméon s’illustre régulièrement dans ces conditions. A Assen, tout était réuni pour que le pilote Belge réalise un nouveau coup d’éclat : la grêle qui s’abat sur le circuit alors que les machines sont sur la grille de départ, un manque de roulage sur le mouillé, il était écrit que Siméon allait briller en ce samedi de course… Sauf que le pilote Gresini fait partie de ceux qui se sont fait piéger au moment de choisir leur monte pneumatique. Si l’immense majorité du plateau optait pour la sécurité des pneus pluie, d’autres, plus joueurs,  se sont risqués à partir avec un pneu pluie à l’avant et un slick à l’arrière (Aegerter, Rossi). D’autres enfin, on tenté le hold-up absolu en choisissant des pneus slicks avant ET arrière… Xavier Siméon fut l’un de ceux-là,  mal lui en a prit puisqu’il franchira la ligne d’arrivée en 25ème position. Pour autant, Xavier tire un bilan encourageant de son passage à Assen car jusque-là, le rythme avait bien progressé comparé à la Catalogne…

GP-Inside : Xavier, que s’est-il passé durant ce Grand Prix des Pays-Bas ?

Xavier Simeon : « En fait, sur l’ensemble du week-end, cela s’est bien passé. Notre objectif en arrivant aux Pays-Bas était de retrouver ce que l’on avait perdu lors des 2 épreuves précédentes au Mugello et en Catalogne où l’on a eu du mal à être compétitif. A Assen, les essais se sont vraiment bien passés, nous étions contents. Le jour de la course, il y a une énorme averse juste avant le départ, on a décidé de partir en pneus slicks mais on s’est fait avoir car quelques minutes après, il a recommencé à pleuvoir. C’était un gros risque, nous en étions conscients. Avec du recul, on se dit que nous aurions du être plus prudents et choisir la même option que la majorité des pilotes sur la grille de départ. Le plus rageant c’est que cela a ruiné tout le bon travail que nous avions fourni depuis le début du week-end, on a quitté Assen avec un nouveau mauvais résultat et ce n’était pas le moment ».

GP-Inside : Vous avez mis le doigt sur ce qui t’a posé des difficultés lors des GP d’Italie et de Catalogne ?

Xavier Simeon : « Au Mugello, nous n’étions tout simplement pas assez rapide. On l’a constaté lors des essais le lendemain, lors desquels on a roulé nettement plus vite. En fait nous n’avions pas trouvé la bonne solution en termes de réglages pour que je puisse aller vite. En Catalogne, c’était différent, c’est le pneu dur qui m’a vraiment mis en difficulté : je n’avais pas d’adhérence et j’ai galéré tout le week-end. Après ça, nous sommes allés faire des tests à Aragon, nous avons roulé 2 jours en nous concentrant sur ce pneu et j’ai eu le sentiment que nous avions fait de gros progrès. Lors de ces 2 jours, j’ai retrouvé les bonnes sensations que j’avais éprouvées en début de saison t ça a continué aux Pays-Bas. Durant tout le début du week-end, nous étions proche du top 10 (11ème au cumul des 3 séances d’essais libres, 10ème sur la grille et enfin 12ème au warm up, NDLR), et je me suis senti beaucoup mieux. L’idée c’est d’oublier la course en elle-même et de repartir sur la lancée pour aller en Allemagne ».

GP-Inside : Dunlop annonce l’utilisation du pneu plus dur pour le GP d’Allemagne, les roulages effectués avec cette monte vont donc te servir ?

Xavier Simeon : «Je l’espère ! Il faut quand même garder à l’esprit que le Sachsenring est un circuit qui ne ressemble à aucun autre, donc on verra comment cela va se passer. Le problème que l’on a eu à Barcelone avec le pneu dur fourni par Dunlop, c’était d’arriver à l’exploiter lorsqu’il était neuf. Pour faire simple : quels que soient les réglages que nous utilisions, nous faisions les mêmes temps avec le pneu neuf ou après 45 tours ! Ca nous a surtout handicapé pour la qualification Xavier avait obtenu le 21ème temps en qualification, NDLR), alors qu’en regardant les temps de la course, je pense qu’avec une meilleure place au départ, j’aurais pu suivre le groupe de devant. Le plus important est de ne pas se polluer l’esprit avec tout ça, nous allons utiliser les mêmes pneus qu’à Barcelone mais je pense qu’on sera moins en difficulté que ce que l’on a connu là-bas ».

GP-Inside : Autrement dit ton état d’esprit n’est absolument pas affecté par cette période difficille que tu viens de traverser ?

Xavier Simeon : « L’état d’esprit reste très bon ! Le fait d’avoir été compétitif aux Pays-Bas, ça m’a énormément rassuré. Les essais à Aragon m’ont permis de retrouver un bon niveau de sensation. Je vais aller passer 3 jours chez Gresini en Italie pour faire du Supermotard, du Speedway. On va également aller au ranch de Valentino Rossi pour s’amuser un peu, donc l’état d’esprit est très bon ! ».

Stay tuned !

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