Johann Zarco : "la roue a tourné en notre faveur"

Après son podium en Catalogne, Johann Zarco a fini 4ème aux Pays-Bas, aux termes d’un week-end lors duquel le Français s’est montré solide. 6ème au cumul des 3 séances d’essais libres, 7ème en qualification, tout aurait pu être remis en cause avec l’apparition de la pluie sur le tracé Néerlandais. Parti en pneus pluie comme la grande majorité de ses adversaires, le pilote Caterham a flirté avec la chute à plusieurs reprises en début de course. Repoussé jusqu’en 14ème position, Johann n’a ensuite cessé d’accélérer le rythme, au point de remonter jusqu’à la 4ème position à l’arrivée. Ce second bon résultat consécutif qui semble enterrer définitivement le souvenir d’un début de saison emprunt de déception.

GP-Inside : Johann,  comment analyses-tu ce Grand Prix des Pays-Bas ?

Johann Zarco : « Je ressors très heureux de ce GP parce que j’ai fini 4ème alors que j’ai frôlé la chute à plusieurs reprises. A un moment je suis  reparti 14ème alors sincèrement, je m’en sors bien».

GP-Inside : Justement, quand tu es retombé à la 14ème place, tu pensais pouvoir remonter si haut dans le classement ?

Johann Zarco : «Je savais que ça allait sécher. Le problème que j’ai eu à gérer, c’est que la moto n’était pas réglée pour rouler sous la pluie, cela m’a fait perdre beaucoup de temps et je n’ai pas pu me maintenir au contact du bon groupe. Lorsque j’ai failli chuter, j’ai perdu 7 ou 8 places et je crois que c’est ce qui me coûte la victoire. Après cette grosse alerte, j’ai compris qu’il fallait être patient, mais je croyais encore pouvoir revenir sur la tête de course. Il a fallu attendre jusqu’à ce qu’une trajectoire presque sèche apparaisse. Il restait alors  8 tours, mais ce n’était plus suffisant pour remonter cet écart ».

GP-Inside : Après un début de saison difficile, tu enchaines 2 très bons résultats, comment l’expliques-tu ? la loi des séries ?

Johann Zarco : « Je l’explique en me disant qu’avec un tout petit peu de réussite, j’ai ma place aux avant-postes. C’est précisément pour cela qu’il fallait rester patient et continuer de croire en nos possibilités de podium, voire même de victoire, à chaque week-end. C’est dans cette même façon de penser que nous allons nous rendre au Sachsenring et après cela il nous faudra rester dans ces conditions pour reprendre le championnat après la trêve estivale ».

GP-Inside : Est-ce que vous avez trouvé techniquement des solutions avant la Catalogne qui expliquent ce retour en forme depuis 2 GP ?

Johann Zarco : « Non, honnêtement, c’est simplement la roue qui tourne en notre faveur… Ca me confirme qu’il faut toujours croire en son destin ! ».

GP-Inside : Parle-nous du Sachsenring, c’est un tracé que tu apprécies ?

Johann Zarco : «J’ai eu de bons souvenirs au Sachsenring où j’ai joué la victoire en 125cc en 2011, ça c’était terminé à la photo-finish (Johann avait fini dans le même millièmes de seconde qu’Hector Faubel. L’espagnol ayant réalisé un meilleur tour en course que le Français, il avait été déclaré vainqueur de l’épreuve, devant Zarco, NDLR), donc on pourrait penser que je suis à l’aise là-bas. En y regardant de plus près, on se rend compte que je n’avais pas fait de très bons chronos et en fait, ça n’avait pas roulé très vite cette année-là et c’est peut-être pour ça que j’avais pu jouer la victoire. Je ne peux pas dire que je n’aime pas ce circuit, pourtant, depuis que je suis en Moto2, je n’ai jamais réussi à y être performant. Dans l’absolu, cela ne signifie pas grand-chose car s’il y avait bien un circuit où je ne m’attendais pas à finir sur le podium, c’est bien à Barcelone.  C’est un circuit sur lequel j’ai des difficultés donc je pars en étant sur mes gardes, attentif à mes faiblesses ».

GP-Inside : J’aurais aimé avoir ton opinion sur les déclarations de Jorge Lorenzo, sur le fait qu’il mette son mauvais résultat à Assen sur la peur, sans chercher une excuse technique ou autre. Qu’est-ce que cela t’inspire ?

Johann Zarco : «J’en ai entendu parler et quand on dit qu’on a peur sur la moto, en général ce n’est pas bon signe. Après, cela dépend de ce que l’on met dans le mot « peur », car on a  toujours peur de chuter, mais il ne faut pas que cela empêche un pilote de rouler vite. Or c’est ce qui semble avoir été le cas pour Jorge, et cela peut devenir problématique. Il ne faut pas confondre la peur et la méfiance. La peur de tomber, on l’éprouve toujours car notre but est avant tout de finir la course, d’autant plus lorsqu’on se retrouve face à des conditions aussi délicates que celles d’Assen. Il faut accepter ce risque pour tenter des choses, quitte à ce que cela « ne passe pas » à un moment donné, ou alors on reste sur la défensive. A titre personnel, je me suis fait plusieurs frayeurs durant la course, ça te fait une décharge d’adrénaline, et cela ne m’a pas empêché de poursuivre ma remontée. Le véritable sentiment de peur au moment de la course, je préfère ne pas le ressentir. Surtout, s’il ne parvient pas à solutionner ce problème avec la peur, cela peut devenir inquiétant pour la suite ».

Stay tuned !

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