Nicky Hayden : "La bonne vieille époque sans l'électronique me manque"

Même si Nicky Hayden ne joue plus les premiers rôles, son regard, en tant qu’ancien champion du monde MotoGP a toujours une grande importance. Transfuge de chez Ducati à destination du Team Aspar à l’intersaison, l’américain a rejoint le clan des machines Open, sur une Honda ‘Production Racer’. Actuellement 13ème du championnat, Hayden s’est résolu à se faire opérer du poignet il y a quelques semaines, après avoir passé des années à repousser l’échéance.
Interrogé par nos confrères de la télévision allemande Sport1 avant le Grand-Prix des Pays-Bas, le champion du monde 2006 livre son sentiment sur tout un panel de questions, sans faux semblants.

Nicky, les 7 premières courses de la saison n’ont pas été faciles… Tout d’abord comment va votre main ?

Nicky Hayden : « Ca va mieux, je me suis fait opérer avant le GP de Barcelone, cela va mieux, pas aussi bien que je l’espérais, mais avec ce genre de problème, il faut savoir être patient. Je me sens mieux et je suis impatient de reprendre la piste. J’espère être plus compétitif que je ne l’ai été à Barcelone pour faire un bon week-end ».

Avez-vous été déçu lorsque vous avez roulé pour la première fois avec la Honda « Production Racer » ?

Nicky Hayden : « Pour tout dire, j’avais de gros espoirs à propos de cette moto. C’est vrai que nous pensions que la machine serait plus compétitive qu’elle ne l’est, mais c’est notre moto et nous devons en tirer le meilleur parti. C’est pour cela que j’attendais Assen avec impatience car sur le papier, ce circuit est moins exigeant en termes de vitesse de pointe et d’accélération, tout comme ici en Allemagne. Nous aimerions avoir quelques chevaux supplémentaires et obtenir de meilleurs résultats parce que c’est vraiment difficile en ce moment pour l’équipe et pour moi mais ça fait partie du jeu. Nous sommes très satisfait du comportement de la moto car la maniabilité et le châssis de cette machine sont très bons, il nous manque de la puissance et on doit faire avec ».

Votre hiver a été animé car lorsque vous avez rejoint l’équipe Aspar, vous étiez censé rouler sur une Aprilia, ensuite cela a changé pour une Honda… Sans oublier que vous aviez la possibilité de rouler sur une Yamaha en Open ?

Nicky Hayden : « Oui, j’avais plusieurs possibilités mais honnêtement, j’ai fait une bonne partie de ma carrière avec Honda et j’ai passé de très bons moments avec cette marque. C’est le choix que nous avons fait et peut-être que je n’ai pas choisi la machine la plus compétitive pour le moment mais j’aime cette équipe, j’ai de bonnes relations avec chacun des membres, ils sont très professionnels, ils sont tous très impliqués. Les premières courses ont été assez compliquées, je ne vais pas vous le cacher ou vous raconter des histoires, mais on espère pouvoir faire mieux. Nous avons un contrat de 2 ans, nous avons le temps d’apprendre cette saison et encore davantage la saison prochaine, le chemin sera long mais nous sommes convaincus que je pourrais être plus compétitif la saison prochaine ».

Cette machine a été présentée comme ayant tourné avec Stoner à 3/10èmes du temps du proto à Motegi…

Nicky Hayden : « Oui, il y avait beaucoup d’espoirs à propos de cette machine. Mais comme je l’ai dit, le châssis et de nombreux autres éléments très efficaces. La moto est fiable, elle freine bien, tourne bien, mais pour concurrencer les motos officielles, vous avez besoin d’accélération et donc de puissance, tout particulièrement en conditions de course. Nous devons parvenir à tirer davantage de la machine, du pilote aussi et de l’équipe. Evidemment, nous espérions que cet écart de 3/10èmes était réel mais c’est davantage de l’ordre de 3/10èmes à chaque ligne droite ».

Vous auriez également pu aller en Superbike mondial, mais vous avez préféré rester dans le paddock des Grand-Prix… N’est-ce pas mieux d’être sur le podium de chaque course en SBK et même de vous battre pour le titre que de lutter pour la 10ème place en GP ?

Nicky Hayden : « C’est vrai que j’avais plusieurs possibilités pour aller en SBK et je les ai prises en compte car ce sont de belles courses. Mais il est clair que le MotoGP reste le niveau le plus élevé, mais si j’avais voulu aller là où c’est plus facile pour moi, j’aurais eu encore d’autres possibilités. Je ne veux pas trouver un championnat plus facile, je veux courir au top niveau. Je pense encore avoir la vitesse pour courir ici et tant que je me sentirais bien physiquement et capable de me battre au plus haut niveau, je continuerai ».

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