Crutchlow : “il y a les bonnes et les mauvaises années, celle-ci est une mauvaise »

En s’engageant chez Ducati, Cal Crutchlow se doutait que le défi qui l’attendait ne serait pas mince vu les antécédents de ses collègues sur la belle de Borgo Panigale.

Mais il ne se doutait peut-être pas que son début de saison ressemblerait à un véritable calvaire. Dominé par Dovizioso et par Iannone, blessé à Austin et forfait en Argentine, trahi par sa mécanique à plusieurs reprises, le Britannique, loin des poles (2) et des podiums (6) récoltés chez Tech3, en était arrivé à se demander s’il ne valait pas mieux pour lui de lever la clause de son contrat lui permettant de se libérer de ses obligations contractuelles vis-à-vis de son employeur.

Courtisé par Suzuki, annoncé de retour chez Tech3 (mais démenti avec force par Hervé Poncharal, lire ici) Crutchlow a finalement choisi le standby en annonçant, ce week-end, à Misano, lors des journées Ducati, qu’il continuait l’aventure italienne.

Et comme à son habitude, il n’y allait pas par quatre chemins au moment de justifier des résultats décevants : « je ne pense pas que la moto de cette saison se soit considérablement améliorée. Je pense que Dovi et Iannone se sont améliorés. La moto n’est pas beaucoup mieux parce que Gigi n’a pas eu le temps de l’améliorer. Mais je suis très excité par rapport au projet de l’année prochaine et je serai content de me donner à 100% comme tout le monde chez Ducati. Je sais que je dois améliorer mon pilotage. Je ne peux pas m’assoir sur la moto et me contenter de dire que je serai rapide lorsque Gigi aura construit une bonne moto. »

Toutefois, s’il n’épargnait pas sa monture le Britannique n’hésitait pas non plus à assumer sa part de responsabilité dans l’échec 2014 : « Je ne vis pas une très bonne saison, mais c’est comme ça, il y a les bonnes et les mauvaises années. Mis à part Marc Marquez, je ne connais pas d’autres pilotes qui vivent des années parfaites. J’ai vécu une mauvaise année en 2011 quand je suis arrivé en MotoGP et puis j’ai eu deux autres très bonnes et cette année, pour le moment, c’est une mauvaise année. Ce n’est pas arrivé souvent dans ma carrière que je me dise que je dois mieux comprendre la moto. Cette année est le miroir de la saison 2011, quand je suis arrivé en MotoGP, et que je n’y comprenais pas grand-chose. Ça ne me pose aucun problème de l’avouer. Il m’a fallu un an pour comprendre les pneus Bridgestone et une MotoGP et il me faudra un an pour comprendre cette moto. Mais ça a été le cas pour tous les pilotes qui sont montés sur la Ducati. La première année a toujours été difficile, puis ils se sont améliorés lors de la seconde ».

Comme depuis quelques années désormais, la balle est avant tout dans le camp du Reparto Corse de Ducati et donc de Gigi Dall’Igna dont on attendra plus que de simples améliorations.

La mission s’annonce compliquée, le défi magnifique, reste donc à présent à mettre le tout en musique. Jouez Maestro !

Stay tuned !

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