KTM en MotoGP : retour vers le futur.



Fin juillet, KTM annonçait son retour en MotoGP pour 2017.

Une semaine plus tard, Stefan Pierer précisait que la firme autrichienne ne venait pas pour faire de la figuration, mais pour gagner.

Depuis la fin de l’année dernière, plusieurs éléments montraient que KTM voulait passer à l’étage supérieur, après sa splendide série de victoires en Moto3.
Mais, malgré quelques propositions originales, la Dorna a clairement signifié sa volonté de faire perdurer le bloc Honda en Moto2.

Du coup, après réflexion, KTM a décidé de sauter cette étape pour arriver directement en MotoGP, avec une RC16 dont la configuration rappelle étrangement la première participation des gens de Mattighofen en catégorie reine, il y a 10 ans de cela.
L’occasion de revenir sur ce rapide épisode de l’histoire de la moto de course.

En 2003, KTM décide de débarquer en MotoGP en 2005. Après avoir étudié plusieurs configuration, la société autrichienne se décide pour un V4 à 75° de 990cc, possédant un entraînement des arbres à cames par cascades de pignons, une distribution à rappel pneumatique, un carter sec, des bielles en titane et une boîte à cassette.
Bilan; 230 chevaux à 15 500 tours, plus de 18 000 tours acceptables sans rupture, bref, du sérieux.

Après avoir envisagé de monter une équipe officielle, les Autrichiens passent finalement un accord avec Kenny Roberts pour intégrer leur moteur dans son châssis Proton KR.

En été 2004, la moto est prête et Nobuatsu Aoki effectue le premier roulage à Brno, avant que Jeremy McWilliams ne commence la mise au point à Jerez.

En avril 2005, Shane Byrne fait faire ses débuts en compétition à la Proton KR orange lors du GP de Jerez.
KTM fournit les moteurs, le salaire du pilote et les pneus Michelin, Kenny Roberts se charge du reste.
Au total, une quinzaine de moteurs seront construits.

Faute d’un ECU performant, les résultats sont modestes et un seul point est marqué, à Laguna Seca.
Après dix participations, à Brno, faute d’entente financière avec le champion américain, la firme autrichienne récupère ses moteurs et conclut ainsi peu glorieusement sa première participation en catégorie reine.

Espérons qu’il en soit autrement en 2017, même si aujourd’hui les moteurs de Moto3 bénéficient de l’expérience acquise lors de cette expérience (revêtement de pistons et cylindre, ventilation de vilebrequin, etc)…

Photos : KTM 

Stay tuned !

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