Colin Edwards, itinéraire d'un pilote pas comme les autres…



Avec la retraite de Colin Edwards– annoncée comme partielle mais qui deviendra probablement définitive – ce n’est certes pas le plus grand palmarès de la discipline qui tire sa révérence (196 départs, 12 podiums) mais un personnage important dans l’univers de la moto. Pour preuve, l’hommage organisé par Yamaha dans le paddock du GP d’Indianapolis avait été programmé pour durer 30 minutes. Lorenzo, Rossi son ancien coéquipier, sont logiquement venus. Florian Ferracci qui a travaillé sur la machine d’Edwards ces 3 dernière saisons,  insiste : « Marquez, Pedrosa, Bradl, Smith, Pol Espargaro, les pilotes de la nouvelle génération, sont également venus, c’est un signe qui ne trompe pas ! Finalement ça a duré 2 heures, et à la fin, tout le monde avait la larme à l’œil ». Colin Edwards s’en est retourné dans son Texas natal, laissant le reste du paddock remballer son matériel à la vitesse grand V pour revenir en Europe disputer le Grand-Prix de République Tchèque, sans lui.

 « Attachant  et généreux» sont les mots qui reviennent le plus souvent dans la bouche de ceux que nous avons interrogés à son propos, et qui ont partagé un temps le garage de Colin Edwards. A l’opposé de l’idée que l’on se fait d’un Texan.

Colin Edwards est le pur produit de la culture du Sud des Etats-Unis, pourtant, lorsqu’il débarque dans l’équipe officielle Yamaha en Superbike Mondial en 1995, l’américain séduit immédiatement son directeur Sportif, Christian Sarron. « Il avait toutes les qualités», ajoute le champion du monde 250 en 1984, « il était attachant jovial, poli, discipliné, travailleur, concentré, prêt à tout…et il était bon ! ».

7 ans plus tard, alors qu’il décroche son 2ème titre de champion du monde Superbike, l’américain découvre les Grand-Prix au guidon de l’Aprilia RS Cube. L’aventure n’est pas concluante mais Edwards séduit quand même. Il passe chez Gresini où il collecte ses 2 premiers podiums en terminant 2ème à Donington puis au Qatar. 5ème du championnat, il retrouve Yamaha et devient le coéquipier de Valentino Rossi… Sans doute le plus grand challenge de sa carrière, et malgré ses efforts, le Texan souffrira toujours de la comparaison avec le Docteur, alors au sommet de son art. En 3 saisons au sein de l’équipe officielle, Edwards ne parvient pas à s’imposer une seule fois. Il est alors «éxilé » vers l’équipe Tech3.

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