Di Meglio : objectif Gresini



Alors qu’il bénéficiait pour la première fois des toutes dernières évolutions disponibles dans son équipe, Mike Di Meglio a terminé 12ème du Grand-Prix d’Indianapolis, inscrivant ainsi ses premiers en MotoGP à l’issue de l’épreuve américaine. C’est le moment choisi par son manager, Eric Garcia, pour communiquer de manière plus insistante sur les différences de matériel interne à l’équipe espagnole et sur les projets de l’ancien champion du monde 125.

Désormais, le Français vise prioritairement une place au sein de l’équipe Gresini, sur une RCV Open. Au moment de revenir sur le tracé qui l’avait vu lourdement chuté et mettre un terme à la saison de son protégé en 2013, Eric Garcia fait le point avec nous sur la situation de Mike Di Meglio.

GP-Inside : Eric, on a le sentiment que les premiers points de Mike Di Meglio, c’est une sorte de satisfaction aigre-douce car ça arrive à un moment où l’on vous sent inquiets et frustrés…

Eric Garcia : « Le point positif, c’est que cela arrive pile au moment où l’équipe nous fait bénéficier de la dernière évolution disponible. Cela montre que cette évolution constitue une grosse étape en matière de performance et on espère maintenant que Mike bénéficiera du ‘drive by wire’ sur sa 2ème moto le plus vite possible. Ce sera sans doute pour Silverstone mais une chose est certaine, il ne l’aura pas à Brno. L’autre point important c’est que lundi, Mike essaye un nouveau châssis. Si on associe le tout, on peut penser que les résultats seront meilleurs sur la fin de l’année ».

GP-Inside : Ce qui est difficile à saisir, c’est que Mike roule chaque week-end avec 2 motos différentes, c’est bien ça ?

Eric Garcia : « Il a une moto avec un châssis qui est une évolution de celui du début d’année, un châssis un peu plus long, ce qui lui donne un comportement beaucoup moins vif et elle ne dispose pas du ‘drive by wire’. Quant à sa moto N°1, elle a un châssis plus court et depuis Indianapolis, elle a toutes les évolutions nécessaires. En fait elle est au niveau des 2 machines confiées à Hector Barbera. Du coup, avec une seule véritable machine exploitable, on est un peu stressés dès qu’il se met à pleuvoir, car cela oblige Mike à rouler sur une machine totalement différente. C’est ce qui est arrivé à Assen. Mike n’avait absolument pas roulé dessus de tout le début de week-end et il a été obligé de l’utiliser pour la course, ce qui explique que cela ne se soit pas bien passé en course ».

GP-Inside : Et ce ‘Drive by wire’, qu’est-ce que cela apporte exactement ?

Eric Garcia : «  Ce qu’il faut savoir, c’est que chez nous, on a un moteur ’Screamer’, ce qui signifie qu’il a une crête de puissance très marquée, ce qui oblige à maitriser ça par le biais de l’électronique. Jusque-là, la seule solution que nous avions, consistait à réduire la puissance délivrée par le moteur pour rendre la machine un minimum exploitable, ce qui ne va pas du tout dans le sens de la performance. Ce nouveau type de contrôle permet une gestion nettement plus efficace de cette crête de puissance sans obliger à réduire la puissance ou forcer le pilote à freiner de l’arrière quand il accélère. En ce sens, cela rapproche la moto du niveau d’une RCV ».

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