Red Bull MotoGP Rookies Cup : Enzo Boulom, le "petit gars" qui monte…



A l’inverse de la splendide victoire d’Alexis Masbou à Brno, médiatisée dans le monde entier, aucune chaîne de télévision n’a diffusé les deux courses de la Red Bull MotoGP Rookies Cup qui clôturaient les journées de samedi et dimanche.

Il faut dire que si les batailles y sont âpres et très disputées, cela ne concerne « que » les jeunes espoirs en devenir, qui font leurs premières armes dans la cour des grands.

On ne répètera jamais assez, la formule est extrêmement intéressante, car elle allie gratuité et débouché en Grand Prix pour le premier de ce championnat.
Le vainqueur de la première édition s’appelle Johann Zarco, celui de la dernière, Karel Hanika…

Cette année, comme vous avez pu le suivre ici, quatre Français sont présents et, durant le week-end de Brno, l’un d’eux, Enzo Boulom, a notablement progressé, en bataillant dans le groupe de tête sur le circuit tchèque.

Portrait d’un « petit gars » qui monte…

Prénom : Enzo
Nom : Boulom
Age : 17 ans (29/01/1997)
Avant la moto : karting.
Début  sur une moto : 2009.
Début en compétition : 2009, avec Nicolas Dussauge, sur  une Honda NSF 100cc.
2010 : 3 courses en Challenge de l’avenir FSBK avec Alain Bronec (125cc).
2011 : Challenge de l’avenir FSBK avec Alain Bronec (125cc). Première victoire.
2012 : début d’année au Challenge de l’avenir FSBK avec Alain Bronec (125cc) puis passage à la Moto3 avec les teams Petit, Axel Maurin puis PMR.
2013 : Challenge de l’avenir en Moto3 et sélection en Red Bull MotoGP Rookies Cup.

Enzo, quelles sont les grosses différences entre la Red Bull Cup et le championnat de France?
Enzo Boulom:
« avant tout, l’enjeu. En Red Bull, tu sais plus ou moins que le vainqueur de la coupe va aller en Grand Prix, contrairement au championnat de France. Du coup, il y a beaucoup plus de stress. Ensuite, le niveau est également bien plus élevé. »

Quels problèmes as-tu rencontrés en première partie de saison? 
Enzo Boulom:
 « Dès les premiers tests à Aragon, j’ai eu du mal à m’adapter à la KTM. La moto est beaucoup plus rigide, beaucoup plus petite, et freine beaucoup plus fort  que ma Honda. De plus, je ne connaissais pas le circuit. Donc, oui, c’était difficile.

A jerez, je fais 10 et 11 en séances libres mais je rate ma qualification et grille mon embrayage à la première course.
Les courses suivantes, c’est la catastrophe; ne connaissant pas les circuits, et vu le niveau, je n’arrivais à avoir un rythme correct qu’à la fin du week-end. Avant, c’était impossible, j’étais comme bloqué, incapable de suivre les plus rapides. »

Comment s’est passé le déclic?
Enzo Boulom
« Plusieurs éléments sont intervenus. Tout d’abord, on a décidé de se concentrer sur la Red Bull et de plus ou moins abandonner le CEV et le FSBK où j’avais envisagé de participer. Au lieu de cela, j’essaie maintenant d’aller reconnaître les circuits, quand c’est possible. Je suis ainsi allé rouler à un jour à Brno sous la pluie et j’ai participé à la manche du CIV à Misano, comme beaucoup de pilotes le font. Et cela a l’air de fonctionner, puisque j’ai été dans le groupe de tête à Brno.

De plus, à la mi-saison, voyant que je perdais 15 km/h dans les lignes droites, les mécaniciens Red Bull ont adapté la KTM à ma taille, et je bénéficie maintenant du « kit Hanika », avec des bracelets avancés et une selle plus longue. Ca changeait déjà vraiment et j’étais beaucoup plus à l’aise. A Brno, ils ont également travaillé sur mon train avant qui avait des réactions bizarres jusque là. Maintenant, les réglages me conviennent beaucoup mieux. »

Comment se sont passées tes courses à Brno?
Enzo Boulom: 
« La première course a été assez compliquée car il s’est mis à pleuvoir durant le tour de chauffe. On est alors rentrés aux stands pour attendre que ça passe mais ça a recommencé quand on s’est mis sur la grille. Du coup, on a monté les pneus pluie et la pluie s’est arrêtée. Après deux tours de chauffe, on a donc fait toute une course réduite à 9 tours sur le sec avec des pneus pluie!  J’ai fait un départ moyen, me suis laissé enfermer avant de pouvoir revenir sur le groupe de tête qui s’est alors séparé en deux. Du coup, j’ai lutté pour la 5ème place jusqu’à ce que mes pneus se détruisent, sans doute trop sollicités lors de ma remontée. Je termine 10ème, déçu.

Lors de la deuxième course, j’ai fait un bon départ et me suis accroché au groupe de tête.
Mais j’ai constaté que je pilotais différemment d’eux; ils freinent plus tard que moi et ont moins de vitesse de passage dans les virages.
Dans ces conditions, impossible de les dépasser sans prendre de risques. Je dois encore travailler cela.
Je termine cependant 6ème, à une seconde du vainqueur. »   

Donc résumons; si tu connais les circuits, tu penses maintenant pouvoir lutter pour… quoi?
Enzo Boulom: 
« J’aimerais faire un podium avant la fin de l’année. La prochaine course est à Silverstone que, malheureusement, je ne connais pas, donc je ferais au mieux.
Ensuite, c’est Misano, où je suis allé rouler cet été. »

Quels sont les hommes qui t’ont aidé, depuis le début de ta carrière?
Enzo Boulom: « Ils sont nombreux! Tout d’abord, Nicolas Dussauge qui m’a mis le pied à l’étrier, puis Alain Bronec qui m’a toujours donné des conseils sur le pilotage et les trajectoires, et qui continue d’ailleurs à le faire pour la Red Bull, la FFM qui, avec son Challenge de l’avenir m’a permis de faire de la compétition à moindre coût, et enfin, depuis 2012, Martial Garcia (MG Compétition) qui s’est occupé de ma Honda et qui me permet maintenant de m’entraîner avec sa Moto3 Honda sur plusieurs circuits du championnat. »

Quel est l’objectif de cette année?
Enzo Boulom: « Clairement, apprendre les circuits et progresser du mieux possible pour être re-sélectionner l’année prochaine et pouvoir y jouer les premiers rôles. »

Stay tuned !

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