Le travail de Jules Danilo commence à porter ses fruits !



Une trente-deuxième place en qualification et la vingt-deuxième position en course à 40 secondes du vainqueur, étaient les meilleurs résultats de Jules Danilo avant la trêve estivale. Vingt-sixième sur la grille de départ et seizième à 15 secondes du premier au passage du drapeau à damiers sont désormais les records personnels établies par le Nordiste à la reprise du championnat.  

Le pilote Ambrogio revient sur son début de saison et analyse les raisons du déclic avant de se rendre à Silverstone où il tentera de décrocher son premier point en Grand-Prix.  

GPi : Les résultats de ta première partie de saison étaient bien en dessous de tes objectifs, sais-tu l’expliquer ?

Jules Danilo : « C’est dû à un ensemble de chose. En début de saison on a eu pas mal de problèmes et je ne me suis jamais senti à l’aise sur la moto. En arrivant sur les circuits on changeait beaucoup les réglages, que ça soit niveau suspensions, géométrie, etc… Je n’arrivais pas à trouver un réglage qui me convenait. Après Barcelone on a discuté avec le team pour trouver une solution car je ne pouvais pas rouler comme ça, même si tout ne venait pas de la moto mais aussi de mon pilotage. Suite à cette discussion, j’ai eu un réglage de fourche préparé par Ohlïns. Je me suis tout de suite senti à l’aise grâce à ça et nous n’y avons alors plus touché. Ce n’était pas top tout de suite niveau résultat mais j’ai pu continuer à prendre confiance avec la moto et ça s’est senti à partir du Sachsenring où j’ai vraiment progressé sur mon pilotage ! Maintenant quand je pousse, les chronos tombent. »

GPi : Penses-tu que tu as payé, sur ces premières courses, le peu de roulage de présaison que tu as eu ?

Jules Danilo : « Je pense oui, car c’est à ce moment-là que l’on peut essayer plusieurs choses sur la moto et trouver nos réglages de base. J’ai eu peu de roulage mais aussi beaucoup de problèmes avec les boîtes de vitesses. Ca a perturbé notre progression dans la mise au point du setting de base qui est plus difficile à trouver durant la saison car on teste plusieurs choses, on a moins de temps, et quand je retourne en piste je ne reconnais pas forcement la moto. »

GPi : Quand on compare ton meilleur temps en course à celui de la qualification, on se rend compte que tu es l’un des rares pilotes à tourner régulièrement une seconde plus vite le dimanche !

Jules Danilo : « A Indianapolis j’ai réalisé ma meilleure qualification mais je savais que je pouvais faire mieux, ma place sur la grille ne reflétait pas mon potentiel à ce moment. A Brno c’est vrai qu’il y a une grosse différence entre mon chrono de qualification et celui de course, mais là j’ai vraiment été gêné dans mon dernier tour où j’étais dans un gros paquet de pilotes et je n’ai pas pu faire un bon chrono. C’était un peu frustrant parce que je partais loin et je savais que je pouvais mieux faire. La preuve en est qu’au warm-up  j’améliore mon chrono et ma place dans le classement donc je savais que j’allais faire une bonne course. »

GPi : En début de saison tu prenais rarement la roue d’autres pilotes durant les essais. Est-ce que tu penses qu’en te forçant à le faire tu ne pourrais pas réduire cette différence de chrono entre essais et course et réussir à avoir une meilleure place sur la grille de départ ?

Jules Danilo : « Effectivement, mais maintenant je me force à suivre les pilotes et je me sers aussi beaucoup de Brad (NDLR : Binder, son coéquipier) car le team veut qu’on travaille ensemble et qu’il m’aide. C’est vraiment un avantage car on a la même stratégie : on sort, on fait deux arrêts. Maintenant que je me suis rapproché de la tête je peux le suivre plus facilement et apprendre plus grâce à lui et ça ne l’embête pas donc c’est parfait ! (rires) De temps en temps il se sert de mon aspiration en ligne droite pour faire un bon chrono dans le tour suivant, donc tout le monde y trouve son compte. »

GPi : Une bonne qualification est ce qu’il te manque pour aller chercher tes premiers points ?

Jules Danilo : « Oui, se qualifier au moins vingt-quatrième ça m’aidera et puis aussi et surtout réaliser de bons départs ! Actuellement j’ai un embrayage à glissement sur la Mahindra, que Brad n’utilise plus, et c’est assez compliqué de faire un départ avec ça mais ça a d’autres avantages. Donc non seulement je suis loin sur la grille mais en plus mes départs sont mauvais, donc c’est compliqué. Heureusement je suis malin dans les premiers tours et j’arrive à me faufiler et à doubler 7 ou 8 pilotes en général et à me retrouver dans un bon groupe. »

Serait-ce pour Silverstone ? Stay Tuned ! 

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