Silverstone, conférence de presse pré-GP : Valentino Rossi



En préambule au Grand-Prix de Grande-Bretagne, 12ème épreuve du championnat du monde, 6 pilotes ont été conviés à la traditionnelle conférence de presse : Marc Marquez, Dani Pedrosa, Valentino Rossi, Jorge Lorenzo, Bradley Smith et Cal Crutchlow. Valentino Rossi, 3ème du championnat, avait pris la 4ème place de cette épreuve l’an passé, nous vous proposons de découvrir ses propos.

 

Vous êtes en forme en ce moment, 7 podiums depuis le début de la saison et notamment lors des 2 dernières épreuves, vous devez être très satisfait ?

Valentino Rossi : « Oui, je suis plutôt content de ces résultats. J’ai débuté la 2ème moitié de saison par 2 belles courses et 2 podiums, j’ai été plutôt rapide à Indianapolis et à Brno, j’ai pris beaucoup de plaisir durant ces 2 courses, je suis resté très proche de l’avant de la course. Malheureusement cela n’a pas été suffisant pour me battre pour la victoire jusqu’au dernier tour. On doit encore travailler pour conserver un rythme plus élevé jusque dans les derniers tours. A Brno, j’ai fait une faute lors des essais et j’ai fait une mauvaise chute, ce qui a affecté un peu ma course. Mais quoiqu’il en soit, le début de 2ème moitié de saison n’est pas mauvais, on doit continuer comme ça et travailler toujours pour améliorer nos résultats ».

Vous aviez manqué la course à Silverstone il y a 5 ans. Ce n’est pas un circuit sur lequel vous avez eu beaucoup de chance…

Valentino Rossi : « C’est un circuit que j’aime beaucoup, il est génial, très long, technique, large et rapide pour les MotoGP. Mais c’est un circuit qui est également très difficile du point de vue des trajectoires et c’est vrai que par le passé, mes résultats n’ont pas été fantastiques ici. L’an dernier, cela s’est un peu mieux passé, mais ce n’était pas suffisant. Cette année, je me sens capable de piloter la moto de façon plus efficace. J’ai encore des difficultés sur les freinages, donc je dois améliorer mon rythme par rapport à l’an passé dans les zones où je n’étais pas assez fort pour obtenir le meilleur résultat possible».

Qu’ont donné les essais à Brno pour Yamaha ?

Valentino Rossi : « Pas mauvais. D’abord on a essayé des choses pour la saison prochaine, et les résultats sont positifs. C’était la première fois que nous collections des données sur la moto que nous aurons en 2015. Ensuite, nous avons aussi essayé des choses concluantes sur la moto actuelle que nous essaierons d’utiliser. Rien d’énorme, mais des petits détails qui pourront nous aider ».

L’an dernier, vous avez changé de chef-mécanicien pour engager Silvano Galbusera. Il se dit que Jorge veut en changer, que Dani veut aussi en changer… Vous leur conseilleriez de faire pareil que vous ? Cela vous a-t-il motivé davantage ? Quel a été le plus gros changement vous concernant après ce changement de chef-mécanicien ?

Valentino Rossi : « Que se passe-t-il, vous avez posé une mauvaise question à quelqu’un ou quoi ??? (Rires). Pour parler sérieusement, c’est difficile pour moi d’aborder le sujet de Dani et de Jorge parce que ce sont des décisions très personnelles. Cette décision a été très difficile à prendre pour moi car cela faisait presque 15 ans que nous étions avec Jeremy (Burgess, NDLR), mais malheureusement nous n’étions plus capables de faire progresser la machine l’an passé. Au fond de moi, je pensais avoir un meilleur potentiel et avec les bons réglages, je pensais pouvoir me battre avec Lorenzo, Marc et Pedrosa, et pourtant cela a quand même été difficile. C’est impossible pour moi de parler pour eux. Tout le monde sait ce qui se passe exactement dans le garage, la façon de travailler et si Jorge et Dani sont contents ou pas, je ne peux pas le dire à leur place ».

Vous avez dominé certaines saisons. Maintenant, il y a un nouveau phénomène, qui a battu vos propres records. Vous sauriez expliquer pourquoi et comment un pilote émerge soudainement comme cela ? Vous avez remporté le titre MotoGP à 7 reprises, qu’est-ce qui explique cette domination actuelle ? le talent, l’agressivité ?

Valentino Rossi : « Pour moi, il n’y a pas qu’une seule chose, c’est un ensemble d’éléments réunis. D’un certain point de vue, ma carrière ressemble à celle de Marc car on est arrivés très jeunes en MotoGP ou en 500 à l’époque. Nous sommes arrivés dans des équipes très performantes, sur des Honda d’usine. Il y a aussi l’agilité pour piloter la moto et la capacité à élever le niveau, à conserver le contrôle de la machine à une vitesse encore plus élevée. Toutes ces choses réunies font la différence, c’était déjà le cas dans le passé. Mais chaque histoire est différente, les adversaires sont différents et je pense qu’en ce moment, le niveau est très élevé. Dani et Jorge sont eux aussi incroyablement rapides. Cette saison, Marc réalise quelque chose de spécial car il a déjà remporté 10 courses, ce qui signifie que les sensations qui existent entre sa moto est lui sont parfaites ».

Vous pensez que Marc Marquez n’étant pas monté sur le podium du dernier GP, il sera d’autant plus fort ?

Valentino Rossi : « Marc était déjà très rapide l’an passé à Silverstone. Il s’était blessé au warm-up et ça lui avait couté cher. Il semble donc très fort ici et évidemment, il aura une bonne motivation pour revenir à la première place ».

A l’époque Michael Schumacher, on disait qu’il gagnait les courses avant-même de les disputer, avant-même d’aller sur la grille de départ. Les autres pilotes le pensaient imbattables ou en totu cas qu’il n’accepterait pas d’être battu. Est-ce qu’on en est là aussi en MotoGP, y-a-t-il une part de domination psychologique ?

Valentino Rossi : « J’ai toujours pensé que ce n’était pas vrai. Sincèrement. Par le passé, même quand je gagnais beaucoup de courses, il se disait déjà que je dominais psychologiquement les autres pilotes. Mais pour moi, en sport mécanique, et c’était le cas pour Schumacher, le plus important reste la vitesse en piste. Si vous êtes le plus rapide en piste, vous devenez également le plus fort mentalement. Mais si vous êtes fort mentalement, sans être suffisamment rapide en piste, cela n’aboutit à rien. Je pense que le plus important, c’est le chrono à la fin de la course ».

Quel plaisir prenez vous sur votre M1 ? Diriez-vous que c’est la meilleure moto de course que vous ayez piloté ou vous pensez qu’une autre a été meilleure ?

Valentino Rossi : « En MotoGP, le niveau des machines est lui aussi exceptionnel et c’est un vrai plaisir de les piloter car elles ont des limites très élevées dans tous les domaines. Les freinages, la puissance à l’accélération, la vitesse de passage en courbe, l’adhérence sur l’angle, on passe toujours des moments géniaux. Je comparais cette moto (la M1 actuelle, NDLR) à la 500 qui était fantastique, ou à la Yamaha M1 de 2005 qui était également fabuleuse. Je mettrai ces 3 machines au même niveau ».

Vous avez encore un pansement sur votre petit doigt… Son état s’est amélioré depuis Brno ?

Valentino Rossi : « J’espère être en meilleure condition. J’ai essayé tout ce que je pouvais mais la blessure est profonde, il n’y a plus de peau. Je continue de travailler avec le docteur, mais la blessure reste ouverte et elle me fait toujours souffrir un peu, je crois que ce week-end, je vais avoir un peu mal, surtout au moment de mettre mon doigt dans le gant. Après, je verrai avec le Docteur pour envisager la meilleure solution, mais le doigt est encore bien abîmé ».

Stay tuned !

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