Nico Terol : " le Moto2 est une inconnue, mais tôt ou tard, je serai devant"



A 23 ans, Nico Terol est devenu le dernier champion du monde de l’histoire de la 125.

Certains diront qu’il était temps que l’Espagnol concrétise enfin ses ambitions et qu’à 23 ans, il est déjà très en retard sur certains de ses compatriotes, comme Marquiez, Lorenzo ou Pedrosa.

Mais voilà, le titre est acquis et Terol va maintenant débarquer en Moto2, toujours chez Aspar. Nos confrères de la Gacetta l’ont rencontré pour une interview exclusive.

Avez-vous ressenti un soulagement après avoir remporté le championnat du monde 125?

« Non, pas vraiment. Nous avons atteint l’objectif que nous nous étions fixés, il y a plusieurs années, avec cette grande équipe ».

Vous étiez un des plus âgés de la catégorie. La pression était-elle forte ?

« Ce n’était pas devenu une obsession car ces dernières années, malgré quelques complications, ont été de grandes années. Ce n’était  pas une obsession, mais nous savions que nous pouvions réussir et au final ça s’est bien terminé ».

Tu dis que tu as réalisé ton rêve, mais à un niveau personnel, la moto t’a-t-elle pris beaucoup de choses?

« Oui parce que pour beaucoup de choses, vous ne pouvez pas être un enfant de votre âge. Mes matinées sont consacrées à mon entraînement et les après-midi, j’étudie des vidéos et de l’anglais. Parfois, je vis dans une bulle pour me préparer pour les grands prix. Mais c’est ce que j’aime et donc, au final, ce n’est pas grand-chose ».

Y a-t-il des moments où vous vous sentez abattu?

« C’est toujours difficile, même quand vous réussissez très bien. Il y a des moments où, si vous ne réalisez pas la course comme vous le désiriez, vous sentez beaucoup de pression, il y a énormément de regards qui se portent sur vous et alors vous passez de mauvaises nuits. C’est vraiment un monde qui alterne entre des moments de  grande euphorie avec d’autres très compliqués, qui exigent que vous soyez très mature. Parfois, il y a des nuits où vous pensez à la responsabilité que vous avez envers vous-même mais aussi vis-à-vis de tout votre entourage et c’est compliqué. Mais c’est ce que j’aime ».

Votre titre compense-t-il la souffrance due à vos chutes?

« Oui, il compense, c’est certain. Il y a des fois où quand vous tombez, vous vous demandez «qu’est-ce que j’ai fait, qu’est-ce que je fais sur une moto à souffrir autant ». Je suis déjà tombé très fort… je me suis déjà brisé des vertèbres, la rate… c’est un sport risqué, mais c’est aussi celui que j’aime ».

Personne dans votre entourage n’a jamais exprimé sa préoccupation quant au danger?

« Quand j’étais petit ma mère n’aimait pas me voir sur de si grandes motos, mais quand elle a vu ma motivation, elle a accepté et elle me soutient beaucoup. Avec elle, je prépare chaque course, je travaille beaucoup et ma motivation est telle que personne ne m’a jamais dit non. Ils disent toujours que je poursuis mes rêves ».

Par rapport à la saison prochaine, comment va se passer l’adaptation à la Moto2?

« Je vais travailler un peu plus le haut du corps, je dois gagner un peu dans les bras car la moto est plus lourde. Je fais aussi beaucoup de motocross et de supermotard pour apprendre à contrôler les dérapages« .

Craignez-vous d’avoir des problèmes d’adaptation?

« Patience. Avec du travail on y arrive toujours. La chose importante est d’y aller doucement mais de toujours aller de l’avant ».

Changerez-vous votre façon de préparer les courses?

« Oui, le Moto2 est une inconnue, mais tôt ou tard, je serai devant« .

Stay tuned!

Photo : Stéphane Meyers

Source : interconomia.com

 

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