Aprilia prévient qu'il sera très occupé en MotoGP dès l'an prochain



En 2015, le MotoGP comptera deux constructeurs de plus sur sa grille de départ. Quatre motos dont le programme et les pilotes sont en attente de communiqués officiels gravant dans le marbre les rumeurs. Celles-là même qui ont construit, au fil des mois, la certitude du regain d’intérêt des marques pour les Grands Prix. Une évolution sensible qui s’est affirmée dès la prise en main de la globalité du monde de la vitesse moto par une DORNA qui tient à présent, aussi, les commandes du WSBK. Un Superbike qui comptait il y a peu pas moins de sept blasons officiels.

Mais les temps changent et le mouvement va s’affirmer encore un peu avec le cas Aprilia. La marque de Noale a trouvé dans le mondial un terrain de jeu idéal pour affirmer son caractère sportif et la pointe de sa technologie par le biais d’une RSV4 qui a conquis victoires et titres mondiaux. Cette moto a même fait le bonheur des écuries de Grand Prix épousant la cause de feu le CRT pendant ses deux années d’existence. De quoi garder la tête haute dans les paddocks après le chamboulement des réglementations bannissant les moteurs deux temps en même temps que les 125 et les 250. Un milieu où la marque de la nébuleuse Piaggio excellait.

Avec une telle machine, le cas du MotoGP ne pouvait, à terme que se poser. On a cru le débat clôt lorsque le maître à penser technique Gigi Dall’Igna a plié bagage pour rejoindre Ducati. Mais Romano Albesiano a repris le flambeau. Et sur le site crash.net, il précise : « Nous travaillons sur une transmission « seamless » et nous serons engagés dans la catégorie « Factory 2 » si bien que nous emploierons nos propres composants électroniques. Il y aura un nouveau cadre et un nouveau carénage mais ce ne sera pas une moto entièrement nouvelle puisqu’il y aura des pièces de la RSV4. Ce n’est qu’en 2016 que nous aurons notre vrai prototype. »

De fait, on ne va pas chômer chez Aprilia ces prochaines années : « Ce sera très dur pour nous » reconnaît l’Italien. « Nous faisons une moto pour 2015 que nous devrons développer pendant la saison et, dans le même temps, il nous faudra construire la toute nouvelle machine pour 2016. Ce sera beaucoup de travail et ce sera notre priorité. Nous développerons la première moto jusqu’au milieu de la saison 2015, stade à partir duquel nous nous concentrerons sur la prochaine. »

Un emploi du temps et un déploiement d’énergie qui ne laissera sans doute aucune place à un programme Superbike officiel d’envergure. Il faut donc s’attendre à une extinction progressive de la flamme RSV4 dans ce milieu. Une conjoncture adoubée indirectement par le même Albesiano qui explique ainsi la stratégie d’Aprilia : « Pour être honnête, certaines dispositions de la nouvelle réglementation du Superbike nous ont convaincus de prendre ces décisions. »

Du coup, Sylvain Guintoli et Marco Melandri restent sur le qui vive en ce qui concerne leur avenir sachant que le dernier cité, et auteur d’un solide doublé, dimanche, à Jerez, est murmuré comme l’équipier d’un possible Bautista au sein d’une éventuelle écurie Gresini en désamour avec Honda. Une situation qu’il va falloir éclaircir. Réponse ces prochains jours ? « C’est possible » a répondu Romano Albesiano. On attend donc la suite !

Stay tuned !

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Source : crash.net

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