Mike Di Meglio : « je mérite une seconde année en MotoGP »



Il est présenté de manière un peu cavalière comme le Français de service utile à la constitution équilibrée par Nations de la grille de départ du MotoGP. Comme une sorte de pion qu’il a fallu mettre après le départ de Randy De Puniet. Celui-là même que l’on remplacera à la prochaine occasion. C’est ainsi que Mike Di Meglio est arrivé cette saison pour accomplir sa première année parmi l’élite. Une gageure et ce d’autant plus qu’il a intégré un team Avintia Blusens pas vraiment aguerri au sommet de la hiérarchie. Mais il y avait, alors, l’ombre de Kawasaki dans cet équipage. Mais ça, c’était avant…

Avant que ladite ombre ne s’efface, provoquant du remue ménage dans la structure de Raul Romero et pas mal de désillusions. Un désordre qui a touché de plein fouet celui qui, rappelons-le, est tout de même notre champion du monde 125 millésime 2008. En plus de tout devoir apprendre et de briller aux côtés d’un équipier Barbera autrement plus aguerri, il lui a fallu faire le dos rond et chercher son interlocuteur technique : « le projet était au départ intéressant avec un possible support de Kawasaki » nous a déclaré le Toulousain dans un entretien exclusif. « Mais il n’est pas arrivé, alors c’est une saison compliquée. Tout est un peu en berne et la stabilité en a été ébranlée. J’ai changé de chef mécano et d’ailleurs à Silverstone je n’en avais pas. Il n’y a qu’à Indianapolis où tout s’est bien déroulé et j’y ai marqué mes premiers points. Sinon, on a des soucis et la moto n’est guère plus rapide que la FTR de l’an dernier. Pendant ce temps, les autres ont progressé. On part de trop loin, on manque d’essais. »

Mais aussi de moyens. Lorsque Mike chute au Sachsenring, il se trouve contraint de travailler avec deux motos différentes, une conjoncture qui prendra seulement fin ce week-end à Misano : « du coup, on ne peut plus changer grand chose dans les réglages car il faut trouver un compromis qui s’adapte aux deux motos qui sont différentes. Pour Misano, on retrouvera les deux mêmes et ce sera plus facile de travailler. » Une moto loin du compte, un environnement volatile, on comprend mieux la situation du tricolore qui doit en plus prendre ses marques. « Mon point de mire, c’est Hector Barbera mon équipier. Il est plus expérimenté et il n’a pas connu tous les changements humains dans son équipe. Pourtant, je ne suis pas loin de lui et il m’arrive de la battre. Alors le team sait que je mérite une seconde année en MotoGP. »

Voilà qui nous amène aux perspectives en vue de la saison 2015. Et là aussi, il faut avoir le cœur bien accroché et la tête froide pour analyser les situations : « l’équipe aura des Ducati l’an prochain. On a discuté ensemble, et ils aimeraient me garder pour une seconde saison. » Une Ducati comme planche de salut ? C’est pour le moins risqué non ? « Non, quand on voit les performances de Iannone et de Hernandez chez Pramac, on voit bien que la Ducati évolue très bien. Il faut être dans un bon état d’esprit, accepter de changer et comprendre comment changer. » Certes. Mais il y a aussi Honda avec le team Aspar, celle-là même que la rumeur destine à Loris Baz, Français de son état et donc en mesure de remplacer Mike sur les tablettes… « Loris est évidemment un bon pilote. Mais il est officiel Kawasaki en Superbike et il doit montrer qu’il peut battre son équipier en course. Moi c’est ce je fais et j’ai une année d’expérience en MotoGP. Actuellement, c’est Redding qui a la clé de la suite des événements. Il roule très bien avec une Honda Open, c’est tout à fait normal que Honda et Ducati s’intéressent à son cas. Quand il aura décidé, les choses iront très vite. Moi, je sais que je mérite une seconde année en MotoGP dans une structure stable. »

Stay tuned !

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