Les nuits blanches de Scott Redding



Personne ne doute vraiment du fait que Scott Redding fait partie de la fine fleur du MotoGP. Ses résultats sur la RCV1000R parlent pour lui et pourtant, les managers du paddock pensent à lui un peu, comme Honda, beaucoup, comme Ducati, voire passionnément et à la folie comme Aprillia. Mais de contrat, pas du tout ! De quoi avoir des nuits blanches alors que, derrière, d’autres attendent la suite des événements pour trouver un refuge en vue de la saison 2015.

Vice-champion du monde du Moto2 l’an dernier, soutenu par Marc VDS et surveillé par Michaël Bartholemy, Scott Redding a des arguments à faire valoir. Qu’il confirme sur la piste, avec une Honda Open de chez Gresini qu’il manie si bien qu’il en devient gênant pour la suite de la carrière d’un Alvaro Bautista mieux armé que lui. Et puis l’Anglais a rempli son contrat : il est le plus rapides des pilotes en RCV1000R, ce qui lui donne le droit de prétendre à une RC213V l’an prochain.

Sauf que Gresini n’a plus les moyens de ses ambitions et s’offre à Aprilia alors que chez Honda, l’équilibre a été bouleversé par l’arrivée d’un Cal Crutchlow qui excelle toujours dans le rôle du chien dans un jeu de quille. Du coup, Redding est sur la touche. Pire, il subit l’affront d’une demande de budget de 400.000 euros pour se trouver une place. De quoi perdre son flegme : « je suis à la croisée des chemins, à 21 ans » reconnaît-il. « J’ai le même âge que Marc Marquez et si nous sommes dans des situations différentes, au final, on ambitionne la même place. J’ai peur de prendre la mauvaise décision. Je veux être traité d’une bonne façon, comme un pilote qui est compétitif. »

« Or j’ai justement l’impression que tout le monde n’en est pas convaincu. Par devant, les discours sont positifs, mais en coulisse c’est une autre histoire. C’est difficile à accepter.Je sais qu’avec une Factory je pourrais être dans le top 5. Je ne suis pas là pour finir huitième. Je veux une Honda Factory et j’ai fait ce qu’il faut pour la mériter, alors où est le problème ? » Où ? Il apporte lui-même la réponse : « Voir que Jack Miller va arriver du Moto3 pour montrer sur une Honda Open, ça me donne la sensation d’être le dindon de la farce. C’est comme montrer qu’ils ne veulent pas de moi, mais en même temps, ils ne veulent pas me lâcher. C’est donc difficile de se déterminer. » Une Honda, il y en aurait chez Aspar mais pas en Factory, Ducati a une place pour lui chez Pramac, quant à Gresini, il serait heureux de l’offrir comme cadeau de mariage à Aprilia.

Stay tuned !  

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Source: Bikesportnews

 

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