Débuts en Grand Prix encourageants pour un Florian Marino confirmé à Aragon.



En ce week-end du 14 septembre, le rêve est arrivé pour Florian Marino, second du championnat du monde Supersport; participer à son premier Grand Prix. Qui plus est, dans un bon team, qui joue régulièrement le Top 10!

Seulement voilà, la joie de la nouvelle a vite été remplacée par la volonté forcenée de bien faire, et les déclarations de « pas de pression » par le stress lié à l’inexpérience de la catégorie.
Et comment pourrait-il en être autrement quand tous les yeux des team managers sont braqués sur vous, alors que n’avez comme envie que de vous trouver une place au sein de ce si convoité monde des Grand Prix?

La pression était donc bien là, vendredi matin dernier, quand le team a finalement donné le feu vert à Florian Marino pour effectuer quelques tours sous la pluie, des conditions loin d’être idéales au guidon d’une moto totalement inconnue.
Cette découverte, prudente, s’est passée sans encombre;  33ème à 7 secondes.
L’après-midi, dans les mêmes conditions, le Français termine 27ème à 4 secondes.
Journée frustrante car, même si Florian Marino n’est pas aller tâter le bitume, contrairement à nombre de ses petits camarades, les séances sous la pluie n’ont pas permis de réellement se familiariser avec la moto.
Samedi, le soleil brille et il n’en faut pas plus pour que le jeune cannois se positionne en 23ème position, à 1,1 seconde de la pole position. Malgré une petite chute en fin de séance, il s’agit réellement là d’une excellente entrée en matière!
Et ce n’est pas son coéquipier, l’inoxydable Mattia Pasini, 24ème après avoir également chuté, qui dira le contraire…
Puis, après avoir effectué en tout et pour tout 21 tours sur le sec, c’est déjà la qualification du Grand Prix; 26 ème, à 1,7 seconde du poleman, Mika Kallio, et à 2 dixième de Sam Lowes, champion du monde Supersport en titre.
Sa course et son bilan, il les raconte lui-même, au micro de Gilles Della Posta.

Florian Marino: « Je suis content d’avoir été au bout de mon premier Grand Prix, pas forcément satisfait du résultat (ndlr : 25ème après avoir été pénalisé d’une position) mais ça, c’est ma personnalité; je ne suis jamais vraiment satisfait. Je m’attendais à ce que ce soit compliqué et difficile, et les conditions météo n’ont pas aidé pour l’apprentissage de la moto et des pneus mais bon, dans l’ensemble j’en retiens les points plutôt positifs. J’aime la moto et le style de pilotage, même si la moto n’est pas évidente, très éloignée de ce que je connais. Ici, l’ambiance est différente du Superbike et elle me plaît car tout est vraiment professionnel. »

GP-Inside : on a été un petit peu surpris de voir que l’on changeait beaucoup les réglages de ta machine tout au long du week-end. C’est toujours facile à dire après coup, mais n’aurait-il pas mieux valu être un petit peu plus stable et te laisser davantage prendre tes marques?

Florian Marino: « C’est vrai que dès que j’ai pu rouler sur le sec avec la moto, ça s’est plutôt bien passé, avec des chronos corrects, à 1,1 seconde puis on a essayé d’adapter la moto à mes ressentis car même si je pouvais rouler, je ne me sentais pas à l’aise. En fait, c’était sûrement normal car c’était la première fois que je roulais avec une moto comme ça, et oui, je suis d’accord; c’était sans doute une erreur d’avoir trop voulu changer la moto. La clef, c’était juste de rouler, rouler, rouler et apprendre, mais quand on fait une course « one shot » comme ça, on veut toujours faire le mieux possible et quand on  te dit « tu vas voir, on va faire ça et ça. D’après tes ressentis ça devrait être mieux », tu es persuadé que ça va fonctionner mais, malheureusement, ce n’est pas forcément le cas, surtout sur une moto que je ne connais pas. C’était une erreur et ça fait partie de l’expérience.
Maintenant, je pense que ma prestation n’était pas ridicule non-plus comparé à certains qui avaient déjà 13 Grand Prix dans les jambes et, au final, ce que je retiens c’est que je n’ai eu que deux séances sur le sec plus le warm up, et avec cela, finir à 48 secondes du vainqueur, ce n’est pas dramatique.
En course, je suis parti tranquillement, j’ai réussi à rattraper le groupe devant moi où il y avait Wilairot, puis à les doubler. Ce sont des points positifs.
Là, il s’agissait d’un week-end d’adaptation, et si je vais à Aragon, je serais beaucoup moins stressé et plus serein dans ma tête. »

Depuis cette interview, il a été confirmé que Florian Marino participerait à Aragon. L’occasion pour le pilote français de se familiariser davantage avec cette Kalex si différente de sa Kawasaki habituelle, d’avoir un peu moins de stress, un peu plus de roulage et un peu plus d’expérience dans cette catégorie extrêmement disputée.

Le mot de la fin revient à Hervé Poncharal: « Il s’en est sorti très correctement mais ceux qui pensaient qu’il pourrait frapper très fort sont soit des rêveurs, soit ils ne connaissent pas le Moto2. »

Le temps est donc la donnée nécessaire et indispensable à tout pilote qui ambitionne de s’étalonner durant les courses de Moto2. 
A cet égard, Florian Marino disposera peut-être d’une opportunité supplémentaire après Aragon, puisque l’état médical de Simone Corsi (fracture du cubitus gauche mais surtout dommages aux tendons extenseurs du  poignet) amène à s’interroger sur sa réelle participation à la tournée outremer…

Stay tuned !

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