En Grand Prix, une parole ou un contrat, ça vaut quoi ?



Le monde de la compétition est impitoyable. Le but étant de gagner, il n’est pas lieu plus adapté pour vérifier l’adage voulant que la fin justifie les moyens. Et des moyens, il en faut pour bâtir une saison, gérer une carrière et faire tourner une écurie. Autant d’impératifs qui font qu’une parole donnée et même un contrat signé ne sont pas loi d’airain. Bienvenue dans un monde où la vérité du jour est le mensonge du lendemain.

La Dorna a beau faire ce qu’il faut pour monter un chapiteau digne d’intérêt, elle ne peut se changer en police des mœurs. Alors les acteurs se laissent porter par le courant des opportunités. D’où cette opacité qui laisse comme un goût de cendre puisqu’il faut se dire à chaque fois qu’il n’y a décidément jamais de fumée sans feu. Cette année, on a déjà été largement servi. Jack Miller et Michaël Bartholemy sont passés experts en dialogue de sourds qui risque de se terminer devant un tribunal. Puis on a eu le cas Baz qui est tombé de haut en constatant qu’un pré-contrat n’était pas de taille à faire plier un team Aspar qui l’avait pourtant paraphé avec son manager. Un situation qui fait de Eugène « l’averti » et qui attendra patiemment un communiqué officiel pour sauter de joie à l’idée de grimper sur une Honda RCV1000R l’an prochain.

Enfin, même avec un communiqué, on peut avoir des sueurs froides. Hier, il y a eu comme une sensation de vide au sujet du cas Scott Redding. Heureusement, notre facteur commun Gilles Della Posta est allé toquer à la porte du patron de Marc VDS pour savoir ce qu’il en était. Pour apprendre que tout serait suivi à la lettre, mais que l’acheminement du courrier entre les parties prenait un peu de temps.

Et puis il y a ce cas Gresini en Moto3. Qui joue les abonnés absents au grand dam d’une usine KTM qui a mis les pieds dans le plat en divulguant la preuve matérielle d’un contrat signé et dont Fausto a copie. Oui, mais ça c’était avant que Honda ne l’approche et lui fasse comprendre qu’il tenait particulièrement à l’avenir du brillant pilote de 16 ans, Enea Bastianini. Un pensionnaire qui est aussi un enjeu stratégique avec les départs annoncés des Alex Rins et Marquez. Le HRC cherche à renouveler ses cadres. Et il ira sans doute, pour ce faire, jusqu’à payer un éventuel dédit à KTM en lieu et place du patron transalpin. Miller, Baz, Laverty, Redding, Gresini… A qui le tour ?

Stay tuned !

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Photo: speedweek

 

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