Louis Rossi en courant alternatif à Misano



Difficile de résumer le week-end produit par Louis Rossi sur le circuit de Misano. 26ème à l’arrivée, le bilan est à première vue sans appel : décevant. Sans empêcher cette déception, on a tout de même vu des choses intéressantes : le 10ème temps lors de la 3ème séance d’essais libres, et le 15ème meilleur temps en course, à 7/10ème seulement du chrono de Rabat, le vainqueur. Le problème de Louis Rossi, c’est désormais de savoir concrétiser dès qu’il est en mesure d’obtenir un bon résultat. Alors que son équipe actuelle, le team SAG, a signé avec Jesko Raffin –leader du championnat d’Espagne en Moto2 – pour l’an prochain, cette concrétisation devient urgente.

 


GP-Inside : On a eu le droit à « Docteur Rossi and Mister Hyde ce week-end… Comment on explique ces 2 visages très différents que tu as montrés à Misano ?

Louis Rossi : « On essaye de l’expliquer par le fait que je me sens de plus en plus à l’aise sur la moto et ça se voit sur certaines séances et en course lorsque j’arrive à me bagarrer dans le groupe des points. Misano est un circuit que je n’apprécie pas particulièrement mais j’ai rapidement trouvé mes marques. Samedi matin, j’ai tout de suite fait de bons chronos, et je crois que c’est la première fois que je me retrouve 4ème ou 5ème en début de séance et où je me maintiens dans le top 10 jusqu’au bout. Cela nous indiquait qu’on avait des chances d’obtenir une belle place en qualification. Et là, c’est moi qui me suis raté. Je voulais absolument faire un chrono intéressant en cherchant une roue, j’attendais une opportunité comme le font certains pilotes avec réussite, mais ça n’a pas du tout fonctionné pour moi ! Je me suis cassé les dents sur cette stratégie et j’hérite du 21ème temps, avec un chrono moins bon que celui réalisé lors de la séance matinale. Honnêtement, cela ne reflétait pas du tout notre niveau du week-end… »

GP-Inside : En course également, tu as dégagé 2 niveaux de performances très distincts ?

Louis Rossi : « J’ai fait des premiers tours plutôt prudents parce que j’avais du mal à doubler dans le peloton. Quand j’ai voulu forcer un peu, j’ai essayé de doubler Terol sur les freins et je me suis fait emporter par le poids de la moto avec le plein. J’ai tiré tout droit et j’ai fait dans la foulée des erreurs dans les 2 virages suivants. Je me suis retrouvé dernier et là j’ai pensé qu’il fallait rouler comme pour une séance d’essais. J’ai pris un bon rythme, et au bout de quelques tours, mes chronos se sont améliorés jusqu’à rouler en 1’38 et ça c’est plutôt positif ».

GP-Inside : On ne repart pas avec de gros regrets quand on regarde les chiffres ?

Louis Rossi : « Evidemment, je repars avec des regrets et surtout, quand on rentre chez soi et qu’il faut expliquer à tout le monde qu’on a obtenu un mauvais résultat mais qu’il y a quand même du positif, c’est pas toujours facile à assumer. L’important pour moi, c’est de penser à ce qui vient. On va aller à Aragon, un circuit que j’aime bien. Ensuite on va aller en Malaisie, en Australie, des tracés que j’apprécie aussi. J’espère qu’il s’y passera des choses intéressantes pour moi et il sera important de concrétiser. Maintenant, dans le paddock, ce que j’ai fait n’est pas passé inaperçu aux yeux de tout le monde, et cela me permet d’avancer de plus en plus sereinement vers mon année 2015 avec le Tasca Racing qui m’accorde de plus en plus sa confiance ».

GP-Inside : Plus précisément, tu en es où de tes recherches de guidon pour l’année prochaine ?

Louis Rossi : « Nous sommes dans des discussions de plus en plus avancées avec les 2 patrons de l’équipe Tasca Racing qui sont Enrico Tasca et Stefano Bedon. Leur idée serait de m’accueillir dans leur équipe aux cotés de leur pilote italien Riccardo Russo. Le projet prévoit que je pilote une Mistral modèle 2015 avec le soutien d’Hervé Poncharal, de Guy Coulon et de toute l’équipe. Si cela se concrétise, ce sera un réel plaisir de revenir dans la famille Tech3 ».

GP-Inside : Comment fait-on quand on est comme toi, pas fortuné, quand on ne fait pas partie des gros bras du championnat… Qu’as-tu à « vendre » pour une équipe ?

Louis Rossi : « Je ne suis pas fortuné… Au risque de te surprendre, je dirais oui et non. J’ai eu la chance de naître dans une famille où l’on m’a appris beaucoup de choses. Je n’ai jamais manqué de rien, mais on m’a tout de même appris la valeur de l’argent et la valeur du travail et je crois que ça, c’est ma richesse. Ma fortune à moi, c’est d’avoir des partenaires, d’arriver à les fidéliser pour être capable de soulever les budgets nécessaires qui me permettent ensuite d’avoir des atouts lors des négociations. Plus précisément, cette année, j’amène une partie budgétaire avec de l’argent « réel » mais j’apporte aussi une contrepartie matérielle qui représente elle aussi une somme d’argent non-négligeable. Cela me permet de conserver ma place en Grand-Prix et d’évoluer aussi sereinement que possible ».

GP-Inside : L’objectif à Aragon sera donc de concrétiser sur tous les tableaux ?

Louis Rossi : « Lors d’un précédent article, tu m’avais fixé un nouveau top 10 comme objectif, alors je conserve le même pour Aragon ! ».

Stay tuned !

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