9 mois difficiles, « papillons dans le ventre », objectifs : Marquez s’ouvre à Portimao



Rouler au Qatar ? « C’était plus ‘oui’ que ‘non’ mais ce n’était pas unanime », a révélé Marc Marquez lors de la conférence de presse du Grand Prix du Portugal. Enfin de retour dans le paddock MotoGP, l’Espagnol prévient qu’il ne faut pas s’attendre à voir « le Marc d’avant » immédiatement en piste.

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Patient jusqu’à avoir l’unanimité des docteurs : « C’était une décision difficile à prendre de ne pas rouler au Qatar, car je me sentais prêt mais pas à 100 %, et les docteurs m’ont arrêté. J’ai suivi leurs conseils mais c’était difficile. J’ai passé 9 mois difficiles avec des doutes, pas seulement si je pouvais rouler mais si j’allais avoir un bras normal. Rester optimiste était la clé et les gens autour de moi m’ont beaucoup aidé. »

« C’est le moment de revenir parce que les docteurs le sentent, et que je le ressens aussi. Nous avons décidé de revenir quand ça a été une décision unanime : pour le Qatar c’était déjà plutôt oui que non, mais ce n’était pas unanime. Pour le Portugal c’était unanime, c’est pourquoi je suis là. »

« Aucun objectif » : Demain, ce sera le pas le plus important de ma rééducation car je vais rouler à nouveau en MotoGP. Je suis nerveux, j’ai des papillons dans le ventre, mais je sais que ce sera fini après la FP1. J’ai rencontré tout le staff japonais aujourd’hui, ils étaient très motivés et je leur ai immédiatement dit : ‘N’oubliez pas que je n’ai pas d’objectif ce week-end. J’ai besoin de temps, je ne serai pas le Marc d’avant. Je suis en processus de rééducation.’ »

« Mon objectif principal est d’être prêt, bien sentir la moto. C’est pourquoi je suis là. Mais un autre point d’interrogation est comment mon corps et mon bras vont réagir durant le week-end, comment je vais me sentir sur la moto… Je ne le sais pas. Je n’ai aucun objectif ce week-end. Nous aurons le temps de me mettre la pression pour obtenir des résultats, mais maintenant il s’agit de rouler.

Une concurrence plus rude ? « Je m’attends à trouver une catégorie difficile. Tout le monde dit que ça a changé, qu’il n’y a plus de motos satellites, que toutes sont des motos d’usine. On peut le voir avec Johann (Zarco) qui mène le championnat, ou avec Morbidelli l’an dernier. Ce sont les meilleurs pilotes du monde, je ne sais pas combien de temps ça va me prendre (pour être à leur niveau). »

« Comprendre la situation en regardant la télé est impossible. Et c’est vraiment difficile de comprendre comment est le MotoGP, car d’un circuit à l’autre on peut voir qu’un pilote a le meilleur rythme, puis le dimanche il a du mal. J’ai hâte de rouler parce qu’on voit que beaucoup de pilotes sont devant, comme au Qatar. Je ne suis pas prêt pour ce combat maintenant, mais j’espère rejoindre ce groupe de tête dans le futur. »

Honda en retrait : « Ce n’est évidemment pas une situation idéale pour Honda. J’ai déjà parlé avec des ingénieurs japonais pour essayer de comprendre les problèmes les plus importants. L’objectif principal est d’essayer de faire une moto standard avec laquelle tous les pilotes puissent avoir un bon niveau. »

Un « effet Marquez » – pilote blessé qui ne veut pas revenir trop vite : « Ce que j’ai appris de cette blessure est facile : nous avons beaucoup de courses devant nous, mais un seul corps. Parfois il faut prendre du repos. J’ai fait une erreur et je le reconnais. Dites à ce pilote de ne pas faire la même erreur que moi ; il aura bien plus de courses à faire dans le futur, mais il n’a qu’un seul corps. »

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