Jules Danilo aimerait bien garder sa place en Moto3 l'an prochain



Il est l’un des Français du paddock des Grands Prix. Et il est sans doute celui dont on parle le moins. Le fait qu’il soit né à Milan, en Italie, n’a rien à voir avec ce relatif anonymat puisque le dénommé Jules Danilo peut se targuer d’un statut de vice-champion de France en 2012. L’année d’après, il part faire ses classes dans le CEV Repsol Moto3 sur une Kalex-KTM du team Cygnet Racing-Furygan avec le soutien de Marc VDS. Puis, la même année, ce sera le grand saut sur la scène internationale en remplaçant de Danny Webb chez Ambrogio Racing pour une Kalex Honda. Une prestation qui lui permet de vivre sa première campagne en Grand Prix cette année, dans la même structure qui a, depuis, choisi une Mahindra.

Un parcours qui lui permet de revendiquer aujourd’hui 17 Grands Prix en comptant les 4 consommés en 2013 et une 16ème place comme meilleur classement sous un drapeau à damiers. C’était au terme du dernier Grand Prix des Etats-Unis à Indianapolis. Mais mis à part ce résultat, Jules a dû mal à émerger du top 20, que ce soit en qualifications ou en course. Equipier d’un Brad Binder qui éclate au grand jour et qui vient de s’assurer d’un poste officiel chez KTM en 2015, le tricolore de 19 ans explique sa situation sur motogp.com: « j’ai un style de pilotage coulé et ce n’est pas ce qui correspond le mieux à la Mahindra. Il faut vraiment être agressif pour dompter son cadre rigide. Brad est très agressif sur la Mahindra. Lorsque nous comparons nos données, il est très difficile de comprendre exactement son style. Néanmoins, je me sers de lui pour comprendre. »

Là-dessus, il y a des choix techniques qui l’obligent à transiger : «  l’embrayage de la Mahindra est capricieux, il se verrouille mal ce qui génère de faux points morts et un blocage de la roue arrière. Je suis équipé de l’embrayage à glissement anti-dribble, alors que Brad, ayant marre de ces problèmes d’autant plus qu’il se sert beaucoup du frein arrière, est passé à l’embrayage standard. Il a beaucoup plus de frein moteur et c’est pour cette raison qu’il arrive en glisse en entrée de virage. J’ai quelques difficultés avec cet embrayage et je préfère celui à glissement que j’avais sur la KTM la saison dernière. Sur la Mahindra, il s’use et chauffe très vite, les vitesses rentrent alors très mal et la roue se bloque. De même, pour les départs, je suis obligé de me servir du launch-control sinon je risque de griller l’embrayage dès le premier tour. C’est pour cette raison que je loupe mes départs, je n’aime pas utiliser ce système. C’est un problème mais il faut y faire face. »

Une abnégation qu’il espère voir récompenser par une certaine reconnaissance de son team en vue de la saison 2015 : « nous sommes en discussion. La logique serait de rester dans l’équipe Ambrogio si le budget est raisonnable. Toutefois, nous faisons le tour du paddock pour se renseigner sur les demandes des autres équipes. Pour le moment, je pense que je resterai dans l’équipe Ambrogio avec un nouveau coéquipier puisque Alessandro Tonucci rejoindra l’équipe sur la demande des sponsors italiens à la place de Brad qui rejoindra l’équipe Ajo. » Une bonne performance dans une semaine à Aragon aiderait sans doute le destin. D’autant plus que c’est sur cette piste que Jules Danilo avait obtenu son meilleur résultat du temps de la CEV, soit une cinquième place.

Stay tuned !

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Source: motogp.com


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