Javier Alonso annonce la probable disparition progressive du gazon synthétique.



Inventé aux USA à la fin des années 70 pour installer sur les terrains universitaires (le 1er a été installé à Houston par la société Astroturf d’où l’abus de langage usuel), le gazon synthétique a occasionné la chute de Valentino Rossi et Andrea Iannone ce week-end à Aragon. 

Episode regrettable mais qui nous donne l’occasion de faire le point sur le sujet.

Il y a 2 familles de gazons synthétiques; celui pour le sport et celui pour le « landscape » (gazon d’ornement ou décoratif). Dans la famille du sport, il y a les gazons pour le foot, le rugby, le tennis, le hockey, le criquet, le foot américain, les greens de golf, etc. Il n’y a actuellement aucun gazon fabriqué spécifiquement pour les circuits automobiles ou moto. Celui utilisé sur les circuits est soit un pour les greens de golf soit un « landscape ». C’est à dire qu’ils ont une fibre très courte (environ 10mm) et une densité de touffe très importantes (environ 70 000/m²).

Pour ce qui est de l’adhérence du gazon synthétique, on est très loin de celle de la piste. L’adhérence d’un gazon synthétique en condition (sèche) utilisé sur les circuits est équivalente à celle du circuit Bugatti sur le mouillé. Un gazon mouillé adhère à peu près autant qu’une peinture de parking mouillée. pas la peine de vous faire un dessin…

Il a été progressivement installé sur les circuits à l’extérieur de la piste, et/ou des vibreurs, pour pénaliser le pilote qui prend un peu trop ses aises avec le tracé…
Le principal problème survient quand il est mouillé car il sèche très lentement et est alors extrêmement glissant, mais il peut également s’avérer fatal sur le sec lors d’un concours de mauvaises circonstances, comme avec Shoya Tomizawa…

Il y a un an, la Dorna a travaillé avec une société aragonaise, précisément sur le circuit d’Alcaniz, pour mettre une base en caoutchouc entre l’asphalte et le gazon, mais le projet a finalement été rejeté car le résultat n’était pas exceptionnel et le coût très élevé.

Après les deux accidents de dimanche, qui auraient pu être très graves (Rossi a perdu connaissance et Iannone a failli recevoir sa moto sur le corps), la Dorna a décidé de réagir publiquement et de progressivement retirer cette fausse-bonne idée qu’est le gazon synthétique. Le sujet sera abordé lors de la prochaine réunion de la commission de sécurité, à Motegi dans quinze jours.
On reviendra probablement à un bitume (peint en vert) comme à Misano (gazon retiré suite à l’accident de Tomizawa), Silverstone ou Barcelone, assorti de pénalités pour ceux qui  y poseraient trop souvent leurs roues.

Javier Alonso:  « cela n’a aucun sens de garder quelque chose menant à des chutes si vous pouvez l’éviter. Nous devons encore parvenir à un accord, mais nous croyons qu’il est préférable de mettre de l’asphalte peint en vert et de pénaliser les pilotes utilisant ces limites à plusieurs reprises consécutives au cours d’une session. La chose à considérer est de savoir comment sanctionner parce que ce qui est arrivé à Folger était très absurde. »

On se rappelle que Jonas Folger avait été sanctionné par un « ride through » pour être passé huit fois en dehors de la piste, et qu’il avait finalement été disqualifié pour ne pas avoir vu à temps sa pénalité.
Un incident certes regrettable, mais qui nous semble toutefois beaucoup moins grave que les chutes que l’on a vues dimanche…

Source partielle: ElPais

Stay tuned !

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