Hector Barbera ramène le plein de souvenirs de sa visite à Aragon

Jusque là, Hector Barbera connaissait une saison à la fois calme et triste. Au guidon d’une moto baptisée du nom de son écurie et motorisée par un moteur Kawasaki nullement reconnu par le constructeur d’Akashi, l’Espagnol végétait en queue de peloton. Pire, au classement général du championnat, il émargeait derrière son équipier Mike Di Meglio, débutant revendiquant le double de points que lui. Soit 4. Puis la lumière fut. Une clarté apportée par une Ducati promise pour Aragon. De quoi briller à nouveau. Et même flamber.

C’est d’ailleurs ce que « Barberix » a commencé à faire dès le vendredi. Mais au sens propre. Quoi de mieux qu’une fuite d’essence pour mettre le feu au poudre ? D’un coup d’un seul, Barbera, qui commençait déjà à aligner des temps corrects avec la Desmosedici, s’est transformé en barbecue. L’Espagnol a dû vite fait quitter le brasier qui commençait à cuire son avant-bras et laisser sa monture se consumer. Enfin, pas totalement.

Dans la nuit du vendredi à samedi, les mécanos ont été remarquables pour réparer, remonter et nettoyer la bête blessée. Ils auraient été jusqu’à 20 travaillant de concert pour offrir dès le lendemain des faits, une machine en parfaite état à un Hector qui ne voulait plus entendre parler de son ancienne moto. Le samedi matin, taquin, il a remercié ses servants en plantant tout seul sa Ducati. Mais l’après-midi, il s’est bien rattrapé de sa bévue.

Car avec le missile italien, équipé de la centrale électronique standard, le bougre a réussi à s’extraire des repêchages. Certes, en accomplissant son exercice favori de suceur de roue. Mais la performance s’est faite. Barbera retrouvait avec bonheur une Ducati qu’il avait déjà eu l’occasion de goûter en 2010 et 2011 chez Aspar avant de poursuivre l’aventure chez Pramac en 2012.

Treizième sur la grille de départ, qu’allait-il nous réserver en course ? En fait, pas grand chose. La faute à la pluie qui lui a rappelé qu’il n’avait qu’une seule moto. Si bien qu’en rentrant dans les box, il n’a pu changer de monture. Il a donc fallu travailler sur la machine soit changer les pneus et régler les suspensions. Une opération de trois minutes. Une éternité pour le sablier du MotoGP. Reste qu’entre des très bas et des très haut, on attend de voir la suite d’ici la fin de saison pour voir de quel bois se chauffe vraient Barbera. Au sens figuré cette fois.

Stay tuned !  

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