Conf. de presse post-Motegi : Marc Marquez 1ère partie

2ème du Grand-Prix du Japon derrière Jorge Lorenzo, Marc Marquez s’est assuré l’acquisition d’une seconde couronne mondiale consécutive en catégorie reine. Le pilote Honda, aux côtés de Jorge Lorenzo et de Valentino Rossi dans un premier temps, puis lors d’une conférence de presse fleuve, exclusivement réservée à sa personne, a livré ses sentiments. Voici la première partie de ses propos, tenus en anglais. Il aborde la course à Motegi, revient sur ce 2ème titre, mais aussi sur sa blessure fin 2011.

Marc, quel week-end incroyable pour vous, quelle série de 3 Grand Prix vous avez vécue ! On va se concentrer sur la course du jour, vous saviez que la 2ème place derrière Lorenzo était suffisante mais Valentino vous a mené la vie dure ?

Marc Marquez : « Oui, aujourd’hui c’est un peu comme dans un rêve. Je m’étais fixé comme objectif de finir devant Valentino et Dani mais en début de course, je ne me sentais pas comme d’habitude. Je n’étais pas agressif, dans les premiers virages, j’ai perdu plusieurs positions parce que car j’ai eu un peu peur. C’était difficile parce que je ressentais la pression, je savais qu’après Misano et Aragon, je ne pouvais pas me permettre de commettre une nouvelle erreur ici. Finalement, j’ai construit ma course en fonction de celle de Valentino et Dani. J’aurais peut-être pu rouler un peu plus vite et il n’y a que dans les derniers tours que j’ai roulé à 100%. Finalement j’obtiens ce titre sur le circuit de Honda et c’est le plus important. Maintenant, on va fêter ça ce titre de champion du monde comme il se doit ».

Cela restera une sacrée journée pour la famille Marquez, vous allez avoir 2 raisons de faire la fête ?

Marc Marquez : « En fait, après la course de mon frère (en Moto3, NDLR), j’étais totalement détruit ! J’étais épuisé car j’ai souffert nerveusement durant sa course et lorsque je l’ai vu s’imposer, j’étais très heureux. Je savais qu’un peu plus tard, ce serait à mon tour ».

Cela doit vous réjouir d’entendre vos rivaux faire vos louanges?

Marc Marquez : « Quand vous entendez ces mots de la part de vos adversaires, c’est vraiment génial mais c’est aussi un peu étrange comme sensation. Quand je suis arrivé en MotoGP l’an passé, c’était déjà incroyable de remporter le titre. Cette saison, cela a peut-être paru facile de l’extérieur, mais en fait cela a été plus difficile que la saison dernière car l’an passé je n’avais aucune pression, il était normal que je commette certaines erreurs car je débutais. Du coup j’avais la pression cette année, j’ai réussi à bien la gérer mais elle était bien présente. J’ai fait une première moitié de saison parfaite, mais la 2ème ne l’a pas été. L’avance que j’avais m’a permis de prendre encore plus de risque à Misano et en Aragon, c’est quelque chose que je dois retenir pour l’an prochain. Cette année, même si j’ai toujours eu le sourire, il a été très difficile de conserver ce niveau »

Vous vous êtes vous-même mis la pression en remportant toutes les courses jusqu’à Brno, cela a contribué à accroître cette pression sur vos épaules non ?

Marc Marquez : « Oui mais lorsque la saison a débuté, je me sentais tellement bien ! C’est là que nous avons fait la différence parce que moi, je me sentais bien, alors que Jorge était en difficulté, Valentino était bien présent mais je parvenais à le battre. Dani a lui aussi connu des difficultés sur certaines courses. Donc nous avons pris l’avantage, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver. On peut toujours se blesser, on peut connaître des courses comme Aragon ou Misano. Vous savez dès le départ que vous ferez au minimum une ou deux fautes car e championnat est long. On a essayé de bien gérer cela mais il faut dire que nous avons été bien aidés par Honda qui m’a permis de constituer ma propre équipe autour de moi, ce qui était important pour conserver de la motivation. L’ambiance dans le garage a été excellente, je remercie tous les gens de Honda et je remporte le titre sur leur circuit ».

Beaucoup l’ont oublié mais vous avez débuté la saison avec une jambe fracturée. Ce n’était pas la meilleure façon de commencer l’année non

Marc Marquez : « Le début n’a pas été facile car je m’étais cassé la jambe avant le début de la saison en faisant du dirt-track. Certains ont même dit que j’étais stupide de m’entrainer en faisant du dirt-track mais si vous voulez progresser, vous êtes obligé de prendre des risques. Je me suis donc blessé mais je suis arrivé au Qatar totalement concentré, j’ai gagné la première course et cela m’a donné une confiance énorme. Je savais que j’avais l’avantage sur certaines des courses suivantes, comme à Austin par exemple où je suis toujours rapide. J’ai utilisé cette confiance pour prendre de l’avance car, comme je le disais, on ne peut jamais savoir ce que l’avenir vous réserve ».

Déjà 4 titres de champion du monde, vous en êtes presque à la moitié par rapport à Valentino. Vous avez déjà fait une carrière hors norme ?

Marc Marquez : « Pour tout dire je ne réalise pas vraiment ce que je fais parce que ce n’est pas simple de prendre conscience que l’on a déjà 2 titres de champion du monde. Ce qui est certain, c’est que j’en veux encore car un pilote n’est jamais rassasié. Maintenant, il faut profiter de l’instant car on ne sait jamais ce qui nous attend. On va fêter ça et ensuite nous penserons à la saison prochaine et à la façon dont nous pourrions améliorer notre niveau ».

Jusque-là, Yamaha avait été titré à Motegi avec Rossi, Ducati l’avait été avec Stoner, mais ce n’était jamais arrivé pour Honda. Aujourd’hui, vous y êtes parvenu, est-ce important pour vous ?

Marc Marquez : « Je crois que c’était très important pour eux d’obtenir le titre ici. Evidemment, j’aurais préféré que cela se fasse en Aragon car c’est dans mon pays mais je savais que décrocher le titre ici serait une bonne chose. Il y avait de la pression car j’ai rencontré le grand patron de Honda mercredi et il m’a dit qu’il viendrait le jour de la course pour « voir ma victoire », donc ça m’a mis la pression ! Je l’ai vu dans le parc fermé, on a échangé une belle étreinte, comme s’il s’agissait d’un de mes mécaniciens, mais je crois qu’il est content ! ».

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