Conf. de presse post-Motegi : Marc Marquez : 2ème partie

Avec l’assurance du 2ème titre consécutif de Marc Marquez, l’ambiance de la conférence de presse a pris une tournure particulière. Lors d’une conférence de presse fleuve, exclusivement réservée à sa personne, l’Espagnol a livré son analyse, tout d’abord en anglais, puis pour finir, en espagnol. Même s’il s’exprime bien dans la langue de Shakespare, le pilote Honda s’est montré plus spontané qu’à l’habitude. Voici ses propos :


Quel est le secret de cette réussite et à quoi avez-vous pensé lorsque vous avez compris que le 2ème titre allait vous revenir ?

Marc Marquez : « Il n’y a pas vraiment de secret, c’est avant tout un ensemble de choses qui doivent aller dans la même direction, l’équipe, la moto, l’entourage et toi-même. S’il y a un secret, c’est celui-là. Il faut savoir apprendre, écouter, comprendre. Quant à la fin de course, ça a été différent de Valencia l’an passé car j’étais 3ème, loin devant le 4ème, et j’avais donc pu imaginer ce qui allait se passer. Alors qu’ici, il a fallu rester à 100% jusqu’au dernier virage car Valentino était tout près. Finalement j’ai pu me relâcher dans le premier virage après l’arrivée. C’était étrange, il y avait mon frère, tout seul, je me suis demandé ce qu’il faisait là. Mais on va pouvoir réaliser mieux ce soir ».

Peut-on revenir sur le faux-pas de Misano, était-ce dû à un excès de confiance?

Marc Marquez : « Les erreurs sont faites pour apprendre et quand vous commettez une erreur, le plus important est de la comprendre. En début de saison, quand on ne faisait que gagner, les gens me disaient que ça allait continuer comme ça. Mais nous savions que sur une saison de 18 courses, il se passerait forcément quelque chose, on ne peut pas tout gagner. La faute de Misano a avant tout été provoquée parce que Valentino roulait très fort en tête de la course, et aussi par un excès de confiance et pour finir par l’avance que j’avais au championnat. Cela m’autorisait à commettre une erreur. J’étais prêt à tout faire pour gagner cette course, mais cela n’est pas passé. En Aragon, la situation était totalement différente mais à l’avenir, je saurai quoi faire dans ce cas de figure. Au final, c’est important de voir que rien n’est parfait et que nous pouvons encore progresser ».

Depuis bientôt 2 saisons que vous êtes en MotoGP, on a régulièrement demandé à vos adversaires ce qu’ils pensaient de vous et d’analyser ce que vous faisiez différemment d’eux. Pourriez-vous, à votre tour, nous dire ce que vous pensez de vos rivaux ?

Marc Marquez : « Logiquement, quand vous écoutez Valentino, Jorge et Dani, qui sont des amis mais aussi des adversaires, faire vos éloges, cela donne la chair de poule mais au final, j’ai appris ce que je sais grâce à eux. Pendant je roulais en 125 puis en Moto2, Valentino et Jorge gagnaient en MotoGP, je suis arrivé pour les affronter, j’ai appris d’eux en tentant de retenir les points de chacun d’eux. Ils ont été ma référence pour apprendre à piloter et pour voir où je pouvais progresser et j’ai été très surpris une fois que je me suis retrouvé en piste avec eux car les choses sont différentes de ce que l’on peut voir à la télé et j’ai vraiment pris conscience du niveau très élevé de la MotoGP. Celui qui m’impressionne le plus, c’est Valentino, car il a 35 ans et il est 2ème du championnat, il s’est battu  jusqu’au dernier virage pour repousser l’attribution du titre d’une épreuve, cela en dit long sur lui.

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