Yamaha reussira-t-il avec Kayaba là où Honda a échoué avec Showa ?

Après une « histoire d’amour » avec Yamaha qui a duré de 1987à 2007, le fabricant suédois Öhlins a racheté les actions détenues par son associé Nippon et continué de dominer outrageusement le marché des suspensions des motos de course en général, des Grand Prix en particulier.

Aujourd’hui, le site Speedweek nous fait part de l’arrivée imminente du fabricant japonais Kayaba en MotoGP. 

Une attaque frontale qui se ferait dans un premier temps chez Forward, pour Stefan Bradl et Loris Baz, solution fortement soutenue par Lin Jarvis lui-même.

Lin Jarvis: « Il existe un lien très fort entre Yamaha et Kayaba. Notre pilote d’essai de MotoGP, Nakasuga Kayama (ndlr : Katsuyuki), les utilise dans le championnat japonais. Et quand on lui a suggéré de  prendre part à une course avec des Öhlins, il a refusé. Je pense que cela pourrait même être un avantage pour Stefan Bradl, s’il roulait avec des Kayaba. Parce qu’il y a une relation de travail très étroite au Japon avec le Directeur du département Racing, Nakajima. En outre, le siège européen de  Kayaba est en Allemagne. Stefan aurait des techniciens allemands et le soutien d’une véritable usine . »

Comme nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce discours ressemble quelque peu à celui d’un VRP, nous nous sommes penchés sur la société Kayaba…

Fondée en 1919, la société japonaise Kayaba a démontré son savoir-faire en construisant les trains d’atterrissage des chasseurs japonais « Zéro » durant la guerre du Pacifique.
Le principe utilisé, baptisé OLEO, a ensuite été appliqué aux automobiles en partenariat avec Nissan puis Toyota.

Les premiers véhicules équipés furent les Jeep de l’armée américaine basée au Japon après-guerre.
Peu à peu, Kayaba, rebaptisé KYB, est devenu le plus grand fournisseur mondial d’amortisseurs, avec une fabrication annuelle dépassant les 50 millions d’unités.
Aujourd’hui, une voiture sur deux en est équipée au Japon, une sur cinq dans le monde, grâce à des usines implantées sur toute la planète.
L’industrie (comme le fameux TGV Shinkansen) et les motos sont également concernées.

La base européenne de KYB se situe en Allemagne mais les produits publics spécifiques à la moto sont distribués par la société belge Technical Touch.
Les suspensions japonaises sont principalement orientées vers le MX, mais cela n’a pas empêché Kevin Schwantz de les utiliser sur sa Suzuki RSV 500 en 1993, tout comme Olivier Jacque en 2000 sur sa YZR 250 du team Tech3.

En janvier 2013, KYB et Yamaha ont créé une Joint Venture, spécifique à la moto, de 400 millions de Yens (3 millions d’Euros) et, aujourd’hui, Yamaha possède 33% des parts de cette nouvelle société (KYB Motorcycle Suspension Co., Ltd.) dont le département R&D est basé à Iwata.

Alors, après le semi-échec de Honda pour imposer les suspensions Showa, des Kayaba par Yamaha, pourquoi pas?
Même si la volonté de proposer une alternative à l’hégémonique Öhlins est très récente, l’ombre de Yamaha lui apporte une certaine crédibilité, voire une crédibilité certaine.

Dommage, toutefois, que Nakasuga n’ait pas utilisé ces suspensions au Grand Prix du Japon, il y a 10 jours…

A priori, un premier test devrait avoir lieu pour Bradl lors des tests post-GP à Valence.

Photo: Nakasuga sur sa Yamaha équipée en Kayaba (Fullhdimage)

Stay tuned !

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