Entre Lorenzo et Bridgestone, ça tourne encore en eau de boudin

On croyait le malentendu dissipé, la calumet de la paix fumé entre Bridgestone et Jorge Lorenzo. Ce dernier n’avait pas été avare de critiques à l’égard du manufacturier unique du MotoGP au cours de l’intersaison et lors de l’entame de cette campagne. La faute à de nouveaux produits qui ont obligé beaucoup à adapter leur style de pilotage et la plupart à chercher de nouveaux réglages. Avec le temps, la sérénité est revenue, comme les résultats. Même sur le tard, le goût suave de la victoire a dissipé l’amertume des défaites. Mais le vernis s’est à nouveau craquelé après l’étape de Phillip Island.

Rappel des faits : alors que « Por Fuera » s’apprête a entamer le dernier tiers d’un Grand Prix d’Australie qu’il compte employer à contre-carrer les ambitions de son propre équipier, l’Espagnol se voit couper dans son élan par l’effondrement de son pneu avant extra-soft. Le même que celui d’un Valentino Rossi qui continuera à filer grand train jusqu’à une arrivée passée en vainqueur, et à l’identique d’un Bradley Smith à qui il n’aurait fallu qu’un tour de plus pour le gober.

Alors ? Un choix identique pour le trio de tête avec des Yamaha et, parmi eux, un malheureux. L’idée d’un pneu défectueux a fait son chemin. Mais au bout de celui-ci s’est posté un Carmine Moscaritolo de la communication de Bridgestone qui l’a arrêtée net. Qu’on se le dise, le pneu avant était parfait. En revanche, il y aurait sans doute beaucoup à chercher du côté des réglages de la Yamaha numéro 99 et du style de pilotage de son chevalier servant : « en analysant les temps au tour de Jorge Lorenzo, on peut constater qu’il a pu avoir un rythme rapide et régulier pendant 20 des 27 tours de la course » annonce l’intéressé. « On peut aussi voir que, durant cette période, il tournait dans une fourchette de 1’30 au tour plus fréquemment que Valentino Rossi. Ensuite, son rythme a baissé, mais le fait est que durant les deux tiers de la course, il a été rapide. Son troisième temps absolu au huitième tour montre que son pneu avant fonctionnait bien et qu’il n’était nullement défectueux. »

Mais c’est la suite qui devient délicieuse : « il est clair que le pneu avant de Jorge était plus usé que celui de Valentino et de Bradley. qui avaient également fait le choix de l’extra-soft et qui ont fini sur le podium. D’autres facteurs comme les réglages de la moto ou le style de pilotage, ou la combinaison des deux ont pu user plus rapidement son pneu avant que ceux des deux autres pilotes de tête. La gomme extra-soft était l’option la plus tendre que nous proposions à Phillip Island et elle offrait la meilleure adhérence et une mise en température rapide. Mais aussi une usure plus rapide qu’un choix moins tendre. Au bilan des autres pilotes qui ont choisi ce pneu il paraît évident qu’une fois bien géré, il pouvait offrir des résultats solides sur toute la distance du Grand Prix

Voilà qui s’appelle de la mise au point. Et de quoi renvoyer le double champion du monde à ses chères études. Que le temps va lui paraître interminable jusqu’à l’arrivée de Michelin en 2016… En arrivant à Sepang, qu’a-t-il déclaré notre Espagnol ? Il faut lire entre les lignes… « J’espère retrouver la compétitivité car je veux me battre pour la deuxième place au championnat. A titre personnel, je suis dans une bonne forme physique. A Phillip Island, nous avons connu une course difficile mais malgré les soucis qui nous ont accablés, on a fait un bon résultat avec un nouveau podium. Nous pouvons rester optimiste. » Comme une colère rentrée… Par ailleurs, le Majorquin n’a gagné qu’une seule fois dans sa carrière à Sepang. C’était en 2006 et c’était sur une 250cc.

Stay tuned !

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Source: bikesportnews


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