Michael Bartholemy, le chercheur d’or…

Après l’arrivée du Grand-Prix d’Australie, Esteve Rabat a pu revêtir un t-shirt marquant le titre ‘par équipe’ du team Marc VDS. Un titre honorifique puisqu’il n’est pas récompensé par la fédération internationale tels que le sont les titres ‘pilotes’ ou ‘constructeur’, déjà dévolu à Kalex. Plus que cette distinction, c’est finalement la certitude que le titre mondial se jouerait entre ses 2 pilotes qui a soulagé le team-manager, Michael Bartholemy. Libéré de ce poids, il n’a tout de même pas fallu longtemps pour que le responsable de l’équipe Belge se trouve un nouveau en challenge en mettant un point d’honneur à faire le doublé au championnat, ce qui n’est pas encore acquis vu la forme étincelante qu’affiche Maverick Vinales.

GP-Inside : Michaël, on vous sent nettement plus détendu depuis la fin du GP d’Australie, malgré que le titre par équipe ne soit pas officiel, cela vous tenait vraiment à cœur de l’obtenir ?

Michael Bartholemy : « Oui, il n’y a effectivement pas de récompense officielle pour cela mais lorsque le Grand-Prix d’Australie s’est achevé, on a aussi eu l’assurance que le titre ‘pilote’ ne pouvait plus nous échapper. A partir de maintenant, que ce soit Rabat ou Kallio, pour nous c’est la même chose »

GP-Inside : Quel est le plus important, d’avoir ce titre officieux de meilleure équipe ou d’avoir la certitude que le champion du monde ‘pilote’ sera un des membres de ton équipe ?

Michael Bartholemy : « Sans hésitation, la certitude d’avoir le champion du monde chez nous. Depuis 3 courses, j’ai l’impression que ce championnat ne va jamais se terminer. A chaque épreuve, tu souhaites que l’incertitude soit levée car Vinales est resté dans le coup plus longtemps que ce que nous pensions. Depuis Phillip Island, on sait que le titre reviendra chez nous, et cela me permet de mieux dormir la nuit. C’est aussi la première fois qu’une équipe Belge ramène un titre de champion du monde en Grand Prix sur piste et en tant que team-manager de cette équipe, je reconnais éprouver une certaine fierté. J’ai déjà 3 médailles d’argent FIM à la maison (2 titres de vice-champion du monde en endurance et un titre de vice-champion Moto2 l’an passé avec Scott Redding, NDLR), je n’ai encore jamais eu l’or ! »

GP-Inside : Kallio est en difficulté depuis plusieurs courses, savez-vous pourquoi et avez-vous des pistes pour lui permettre de continuer à défendre ses chances face à Rabat mais aussi face à Vinales ?

Michael Bartholemy : « Faire le doublé est un point très important à mes yeux. On peut même envisager d’établir des consignes, ce à quoi je me suis toujours refusé depuis le début de la saison. Si Rabat obtient le titre à Sepang, il aidera Mika à Valence. Nous avons dans notre équipe les 2 pilotes qui ont occupé les 2 premières places depuis le début de la saison. Ce serait dommage que cela change si près du but. Kallio a un problème d’usure importante de son pneu arrière. L’équipe fait tout son possible pour lui proposer des réglages sur la moto pour limiter ce phénomène d’usure mais il doit également adapter son pilotage, peut-être en se montrant moins agressif en début de course pour le maintenir en bon état jusqu’à l’arrivée ».

GP-Inside : Quant à Tito Rabat, avec 9 points à marquer en 2 courses, il n’y a plus vraiment de suspense ?

Michael Bartholemy : « Il est évident que si cela ne se joue pas ici, cela se fera à Valence. Il est en tête du championnat depuis la première épreuve, il a 9 pole-positions, 7 victoires, 12 podiums en 16 courses, il a toujours été présent cette saison, honnêtement, je crois qu’il mérite son titre ».

GP-Inside : J’imagine que vous suivez de près les débats en Moto3, avec Alex Marquez qui va vous rejoindre, vous pourriez avoir 2 champions du monde au sein de votre équipe ?

Michael Bartholemy : « Lors des 2 dernières épreuves, Alex a fait 2 courses très intelligentes et avec 20 points d’avance, il devrait avoir le titre… Et même si on sait qu’en Moto3 tout peut changer très vite, si Alex continue de rouler de cette manière, ce sera impossible pour Miller de le rattraper ».

GP-Inside : Votre équipe se prépare d’une manière particulière pour accueillir Alex Marquez ?

Michael Bartholemy : « On ne change pas une équipe qui gagne ! Au départ, l’idée était vraiment de ne faire aucun changement mais depuis que le projet en MotoGP s’est confirmé pour Scott Redding, on a tout de même décidé de faire une modification car nous avons un mécanicien qui a longtemps travaillé en relation avec HRC. Donc il va rejoindre le staff autour de Scott. Pour le remplacer, il y aura un mécanicien de l’équipe Monlau qui accompagnera Alex chez nous. Indépendamment de cela, nous allons engager un 2ème ‘télémétriste’ car nous sommes une des seules équipes à n’en n’avoir qu’un seul. Pour le reste pas de changement, Alex Marquez travaillera avec Naoya Kaneko (l’actuel chef-mécanicien de Mika Kallio), on ne change rien d’autre ».

Stay tuned !

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