Cal Crutchlow : « il est difficile pour un non-Italien de piloter pour une équipe italienne »

Cal Crutchlow, c’est un caractère, un précipité instable qui fait exploser un talent sur la piste mais qui cause aussi des dégâts collatéraux en coulisse. Entre le flamboyant britannique et une usine Ducati à la recherche de son Casey Stoner perdu, la relation se décline en un « je t’aime moi non plus » qui trouvera son épilogue à la fin de cette saison. Chez Tech3, il a été approché il y a deux ans par les rouges, mais ceux-ci lui ont préféré son équipier d’alors Andrea Dovizioso. Tout ça pour mieux le retrouver cette année. Pilote d’usine, enfin ! Et pour deux ans assurés. L’aboutissement ? Pas vraiment. L’an prochain, il retrouvera son statut de pilote privé. Avec bonheur. Que s’est-il passé ? Sur crash.net, l’ancien champion du monde Supersport donne sa version des faits.

Non, ce n’est pas le mariage qui l’a changé. Mais son début de saison difficile avec la Desmosedici rétive et secrète n’a pas aidé. Déception, blessures et agacements ont crée une ambiance délétère à un moment où le nouveau patron de la compétition Gigi Dall’Igna prenait ses marques et avait besoin de sérénité dans les rangs. Le trublion, de fait, était le plus mal venu. Crutchlow est peut être l’un des rares britanniques à ne pas avoir été doté du flegme qu’on attribue aux gens d’outre-Manche. Lui, il n’a pris que le « fighting spirit » dans la banque de données de sa gracieuse majesté.

Puis les choses se sont aplanies au point de découvrir le couple Ducati-Crutchlow sous un autre jour pendant la tournée d’outre-mer. Bien qualifié, en lice pour le top 5 et plus si affinités, l’osmose s’est révélée. Mais trop tard. Dès l’été, l’Anglais avait prononcé le divorce en signant pour une Honda au sein du team LCR. Alors, des regrets ? Peut être un peu. Mais aussi une frustration ressentie dès le départ de l’aventure avec Borgo Panigale, qui a sans aucun doute beaucoup pesé dans la démarche du pilote : « mon équipe a été géniale avec moi, je veux dire ce côté ci du box a été irréprochable. J’ai cependant ressenti qu’il était difficile pour un non-Italien de piloter pour une équipe entièrement Italienne. »

Voilà qui est dit. Et qui mérite d’être précisé. « Iannone est aussi un pilote d’usine, il est payé comme tel et je crois qu’il a bénéficié de plus de soutien que moi et ce dès le début de la saison. Je ne reproche rien à Ducati, c’est comme ça que les choses tournent. Il était aussi un pilote officiel, et Ducati a bien trois pilotes d’usine dont un qui est dans un team différent. Cependant, l’équipe a montré en Australie qu’elle ne m’avait pas abandonné, bien au contraire. Ces trois dernières courses, les choses ont mieux tourné, j’ai mieux piloté, en prenant plus de risques et en ayant plus confiance, et l’équipe a aussi bien travaillé. On a été mieux entouré. Mais pas d’un point de vue technique, car j’ai la même moto depuis le début de l’année. »

En 2015, il ne sera plus un pilote officiel mais sans doute aura-t-il le sentiment d’être le premier des privés au guidon de la Honda. A croire qu’il vaut décidément mieux être grand chez les petits que petit chez les grands.

Stay tuned !

Rejoignez-nous sur Facebook

Rejoignez-nous sur Twitter

Source: crash.net

 

Dans cet article

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de