Randy De Puniet pousse Suzuki à engager des machines dans une équipe satellite

Une interview de nos confrères de Crash.net fait état de l’insistance du pilote de développement de la firme japonaise pour qu’elle fournisse des motos dans un avenir proche à une équipe satellite afin d’être sur un pied d’égalité avec ses rivales au championnat MotoGP.

On le sait, Suzuki reviendra en Grand-Prix la saison prochaine avec comme représentants Aleix Espargaro et Maverick Vinales. A l’heure actuelle, le constructeur japonais n’a comme stratégie que d’engager ses 2 machines officielles dans l’équipe ‘usine’. Mais Randy De Puniet, qui a assuré le développement de la GSX-RR pense qu’en fournissant des machines à un team satellite, elle s’offrirait un appui intéressant au niveau de ce développement et permettrait d’éviter certaines erreurs commises par le passé.

« Il est certain qu’il y a moins de personnel que chez Honda, mais il y a toujours eu un nombre suffisant de personnes. La question concerne davantage la moto et son développement » selon le Français qui ajoute : « Je crois que Suzuki devrait engager 2 machines satellites dans une autre équipe pour tenter de recueillir le plus de données possible car c’est par le développement que  les progrès viendront. Je ne crois vraiment pas que 2 pilotes seront suffisant, ils ont besoin d’une équipe satellite mais c’est une question d’argent ».

« Ce sont les machines satellites qui donnent un avantage à Honda, Yamaha et Ducati. Si Suzuki n’y prête pas attention, cela ressemblera à Kawasaki où il n’y avait qu’une seule moto, on ne peut pas faire de développement de cette manière ».

Par ailleurs, Randy De Puniet est revenu sur le choix de Suzuki d’engager Espargaro et Vinales plutôt que lui-même, qui évoluera l’an prochain en championnat du monde Superbike. Admettant qu’il ait dû passer outre la déception, le Français comprend ce qui a conduit à cette décision et estime qu’il s’agissait du bon moment, le concernant, pour une nouvelle orientation de sa carrière.

« Beaucoup de gens m’ont dit que je devais être déçu, évidemment que je le suis, mais Suzuki ne s’était engagé à rien durant l’année précédente. Ils ont décidé de prendre un jeune pilote rapide de la Moto2 et Aleix qui a démontré sa rapidité, et il faut reconnaître qu’il ont tous les 2 fait du très bon travail cette saison ».

« S’ils avaient choisi des pilotes moins rapides que moi, ou avec les mêmes performances que moi, cela aurait été plus difficile à accepter après avoir passé 2 ans à travailler pour Suzuki, mais quand vous avez 2 pilotes comme eux chargés de prendre votre relais, vous pouvez comprendre la décision. Suzuki n’a rien fait qu’il n’avait le droit de faire, ni rien d’illogique, c’est pour cela que je suis content de continuer à travailler avec Suzuki à la fois dans leur équipe de Superbike mais aussi pour quelques séances d’essais avec la machine de MotoGP ».

« Au final, ils ne m’ont jamais menti, ils ont toujours été ouverts et je ne peux absolument pas me plaindre car c’est une décision qui leur revient. Ils m’ont annoncé que je ne ferai pas partie de leur équipe MotoGP bien avant l’annonce officielle, ce qui signifie que j’avais le temps de réfléchir à ce que je voulais faire. Le point positif, c’est qu’ils m’ont dit être satisfaits de  mon travail, qu’ils voulaient me conserver et nous sommes allés dans ce sens ».

« Honnêtement, je préfère avoir une chance de me battre pour des podiums la saison prochaine que de rouler autour de la 10ème ou 12ème place en MotoGP. J’aurai 34 ans l’an prochain, et je crois que c’était le moment pour moi de changer d’orientation ».

 

Stay tuned !

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