A Valence, les francs-tireurs vont tirer leur révérence

On est allé les chercher et ils ont rempli leur mission en remplissant la grille de départ. Maintenant que le MotoGP s’est refait, aussi grâce à eux, une réputation, ils vont quitter la scène. Ceux-là, ce sont les francs-tireurs du fond de peloton qui ont fait vivre, et qui ce sont nourris, d’un CRT qui a évité le triste effectif de la douzaine de motos à chaque Grand Prix. Celui-ci changé en Open, le glas était donné pour ces indépendants qui ont, soit trouvé refuge, soit résisté tant bien que mal. A Valence, certains tireront leur révérence. Néanmoins sans regret.

Dans le lot on ne parlera pas de l’entreprise familiale Abraham. En revanche, on se penchera sur les cas de Martinez, Forward Racing, Avintia Blusens, IodaRacing et PBM pour réaliser le travail et le chemin parcourus par le MotoGP en trois saisons. Car il y a trois ans, l’ambiance était un peu tendue chez l’élite qui venait de subir coup sur coup les défections de Suzuki et de Kawasaki. Quasiment sans préavis. Et, à l’époque, le Superbike était un concurrent redoutable en ces temps de crise économique, avec ses sept constructeurs à l’affiche. Il a donc fallu se mobiliser.

Le CRT est arrivé et, avec lui, l’opportunité pour certains d’entrer dans un MotoGP à la recherche d’effectifs. Un plan « gagnant-gagnant » a été mis en œuvre entre les protagonistes avec le nom d’Aprilia en trublion, heureux de constater que le règlement correspondait bien à sa RSV4. Un règlement compris par l’homme de Noale d’alors qui a ensuite parfaitement saisi l’opportunité de la classe Open pour Ducati. Soit Gigi Dall’Igna.

Au moment d’en finir avec le cycle et cette saison 2014 pour la nouvelle ère 2015, quel est le bilan ? Le team Aspar est un client Honda, l’écurie Forward Racing est une opportunité pour Yamaha et Avintia Blusens s’en est juste sortie avec Ducati. Mais ceux qui sont restés indépendants, genre IodaRacing et PBM, c’est la fin de l’aventure. Pour le premier cité, le budget a joué le rôle d’euthanasie. Pour le second, la conjoncture est à peu près la même, mais le patron Paul Bird aime à préciser qu’il quitte la scène la tête haute, après avoir construit sa propre machine : « lorsque nous avons commencé ce projet, on nous a traité de fous. Mais je suis fier de ce que l’on a accompli et plus encore d’avoir été en mesure de rouler à distance respectable d’un talent comme Marquez au guidon d’une Honda aux moyens illimités. »

« Qui peut dire ce que nous ferons dans l’avenir ? Mais en attendant, je tiens à remercier la Dorna et l’IRTA pour leur aide durant ces trois dernières années. Nous avons montré ce que l’on peut faire lorsque l’on est déterminé à le réaliser. » Trois ans après, Suzuki et Aprilia reviennent. Mission accomplie.

Stay tuned !

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