Marquez, Rossi et Lorenzo reviennent sur le cas des consignes d'écurie

Lundi prochain, Loris Baz va faire ses grands débuts en MotoGP en prenant contact sur la piste de Valence avec sa nouvelle monture : une Yamaha M1 version Open au sein du team Forward. Un aboutissement et le début d’une nouvelle histoire. Mais le même Loris Bas défraie déjà la chronique du paddock des Grands Prix avant même ces premiers tours de roues. Car l’épilogue du championnat WSBK s’est invité dans la conférence de presse d’avant ce meeting de Valence, dernier de l’année. Au centre du débat : la légitimité des consignes d’écurie.

Au final, force est de constater qu’en théorie, les trois ténors du MotoGP sont des gens bien disciplinés : «j’ai regardé ça assis sur mon divan » a commencé l’homme du HRC. « C’est toujours difficile ce genre de situation car certains l’acceptent et d’autres non. Mais c’est une usine qui est derrière un projet et un objectif et on a besoin d’elle. Alors si elle pense qu’il faut donner des instructions, on doit respecter cette décision. C’est évidemment difficile car nous sommes des pilotes et lorsque vous pouvez finir second, vous ne souhaitez pas finir troisième ! Mais si une usine vous donne tout le soutien possible durant deux ou trois ans, c’est important de respecter sa décision. Une marque investit beaucoup d’argent et peut être qu’à cause d’une décision personnelle elle peut manquer le titre. »

Le diagnostique du « Doctor » ? « Les consignes d’écurie sont toujours de mauvaises choses. Mais pour gagner un championnat, elles peuvent être importantes et faire la différence pour une usine qui dépense beaucoup d’argent pour gagner un titre. En Superbike, il y a eu le cas de Baz au Qatar mais aussi celui de Melandri à Magny-Cours. Les choses dépendent aussi beaucoup des relations entre les pilotes. Et entre Baz et Sykes il y avait un contentieux. Si Baz avait dû piloter à nouveau pour Kawasaki l’an prochain, il aurait obéi. Mais il vient en MotoGP alors il n’était pas sous contrôle. »

Chez Lorenzo, on est à l’unisson : « mon avis est que lorsque vous êtes un pilote d’usine, c’est elle qui a mis sa confiance en vous et c’est elle qui vous paye. Alors elle doit primer sur tout le reste. Si je me retrouve dans une situation de pouvoir aider Valentino pour gagner un titre, j’aiderai Valentino. Si j’avais été dans le cas du WSBK, j’aurai aidé le constructeur. »

Le mot de la fin revient à un Randy De Puiet qui va rejoindre le WSBK avec une Suzuki en 2015, le même constructeur qui l’a confirmé comme pilote test dans son programme MotoGP : « on ne sait pas ce qui s’est dit entre eux avant la course. Si les choses ont été mises au clair à ce moment là alors Baz a commis une erreur, mais on ne sait rien. La relation entre ces deux pilotes n’étaient pas bonnes depuis déjà l’an dernier. Baz n’était pas content, il avait son contrat MotoGP déjà en poche alors il n’avait rien à perdre. Mais il le regrettera peut être un jour, surtout si les choes avaient été mises au points avant cette course. » Une actualité qui reviendra peut être comme un boomerang dès ce dimanche en Moto3 où le titre va se jouer entre un pilote KTM et un pensionnaire Honda…

Stay tuned !

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Source: crash.net


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