Pari tenté et pari perdu pour Lorenzo à Valence

Les séances d’essais ainsi que les qualifications donnaient toutes les raisons à Jorge Lorenzo d’être confiant pour remporter la victoire au terme du Grand Prix de Valence. Une dernière échéance du calendrier MotoGP qui était son ultime opportunité de rafler la place de second au championnat à son équipier Valentino Rossi. Mais le ciel s’en est mêlé et la confiance, dans ces conditions, s’est une nouvelle fois évanouie. Incapable de jouer les premiers rôles, au pied du mur et n’ayant plus rien à perdre, il a donc fait le pari d’une aggravation des conditions météo en s’en allant prendre sa moto équipée pour la pluie. Pari perdu.

« Por Fuera » l’assure, il n’avait pas d’autres choix pour espérer renverser une mauvaise tendance prise dès le premier virage après le départ : « j’étais plus lent que le reste des pilotes qui étaient plus en confiance que moi dans ces conditions. Moi, je n’étais sûr de rien et j’étais incapable de savoir si le virage suivant était plus ou moins détrempé. J’ai eu quelques moments difficiles et je suis presque tombé. Mon départ n’a pas été mauvais et j’étais en mesure de passer les trois pilotes de tête dès le premier virage en prenant l’extérieur. Mais au dernier moment, c’est la trajectoire qu’a prise Dani et j’ai dû faire un écart dans l’herbe. J’ai perdu pas mal de vitesse, Marquez m’a passé et ça été la clé pour la suite. Si j’avais pu passer, j’aurais été plus détendu et j’aurais mieux piloté. Mais dans ces conditions, je n’avais pas la confiance nécessaire. »

« Mon objectif était de remporter la course et je n’étais pas en position pour le faire. Mon rythme me mettait troisième ou quatrième et Marquez était trois secondes devant. Alors j’ai joué mon va-tout en espérant la pluie et je suis rentré changer de moto. C’était ma seule chance car je n’étais pas assez rapide. » Puis il reconnaît : « ma moto était la même que celle de Valentino. Mais lui est rapide dans ces conditions. Sur le sec, j’aurais pu le faire, mais dès que l’adhérence est moindre, je sens moins la moto et pas suffisamment pour ouvrir les gaz en toute confiance. Ce sera l’objectif à atteindre l’an prochain. Je reconnais que je dois aussi être plus malin dans ces circonstances où, de mon point de vue, il n’est pas normal de rouler en slick. Mais je ne décide pas des règlements. Je dois faire de mon mieux dans n’importe quelles conditions

Ceci dit, Jorge Lorenzo, après une entame de campagne calamiteuse, peut se féliciter d’une seconde partie de saison qui l’a ramené jusqu’au podium final au classement général. Un trio de tête qu’il n’a jamais quitté depuis la saison 2009. Pour autant, c’est aussi la première fois depuis 2010 qu’il n’est pas le premier pilote équipé en Yamaha. Le Majorquin totalise cette année deux victoires, une pole-position et onze podiums.

Stay tuned !

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