Le moteur de la Suzuki GSX RR tire un poil court pour durer

L’événement devait marquer l’entame de la nouvelle aventure Suzuki en MotoGP, et il a pris des airs de faux départ. Celui-là, c’est la participation de la GSX RR à son premier Grand Prix officiel à Valence. Une récompense, aussi, pour un Randy De Puniet qui a travaillé sur l’opus pendant un an. En fait, presque une punition : trois casses dont la dernière assez tôt dans la course. Et la découverte d’un moteur peu fiable dont il a fallu calmé les ardeurs pour les premiers tests de l’intersaison sur le même tracé.

Et, pour ce faire, les hommes d’Hamamatsu n’ont pas opté pour la demi-mesure. Les machines des nouveaux arrivés Aleix Espargaro et Maverick Vinales rendaient ainsi 20 km/h en vitesse de pointe. Après une telle castration, l’aîné de Pol avait beau jeu de trouver le châssis de sa nouvelle japonaise particulièrement efficace. Mais les chronos sont encore timides, même si le 1’32.315 du lundi était toujours mieux que le 1’32.509 réalisé par le Français au terme de la Q.1. Mais, au fait, que s’est-il donc passé pendant de week-end ? Satoru Tarada, responsable du projet analyse : « nous savions que ce week-end ne serait pas facile, mais nous ne nous attendions pas à de tels problèmes. Nous savons que nous devons résoudre un problème de moteur. Nous avons besoin de plus de vitesse et de plus de fiabilité. Les dommages sur le moteur ne sont jamais apparus lors des tests de durabilité sur le banc d’essai. Seulement sur la piste. » De fait, c’est le rejet de la greffe électronique Magneti Marelli en lieu et place du Mitsubishi originel qui est redouté. Mais « c’est difficile à dire, parce que l’interaction de ces éléments est très complexe. » a précisé le Japonais.

Cependant, tout n’est pas noir, parole de Davide Brivio : « nous avons fait un bon travail. Après la première journée d’essais nous ne sommes pas mauvais. Durant le week-end nous avons beaucoup appris. Nous allons maintenant travailler cinq mois, jusqu’à la première course, pour résoudre les problèmes. Et même après cette première course notre travail ne sera pas terminé. » Terada san renchérit : « nous avons évidemment des problèmes, mais nos pilotes sont rapides et la machine a un potentiel. La base que nous avons développé est bonne. » D’ailleurs, elle ne devrait pas tarder à recevoir sa transmission « seamless » que l’on espère pour dès l’entame des hostilités au Qatar. « L’année prochaine, notre objectif sera de progresser à chaque Grand Prix et, nous ferons en sorte, qu’à la fin de la saison, nous soyons sur le podium. Après trois ans, nous nous battrons pour le titre mondial » clame Tarada . De quoi se donner du cœur à l’ouvrage.

Stay tuned !

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Source: speedweek


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