Stefan Bradl et Kayaba ont fait connaissance à Valence

Les suspensions Kayaba. Voilà un sujet qui risque de peser sur les relations pourtant à peine naissantes entre Stefan Bradl et sa nouvelle écurie. Un Forward Racing qui ne peut fâcher Yamaha sur cette apparition d’un nom très lié à la firme d’Iwata. Alors les accessoires frappés du trigramme KYB ont été montés sur les M1 de l’Allemand et du Français Loris Baz pour une évaluation lors du dernier jour des tests de Valence. Verdict ? Il est sans appel de la part du champion du monde Moto2 version 2011 : c’est une catastrophe.

Un quinzième temps à 1,8s du meilleur chrono et une chute, ce n’est pas ce qui pourrait être qualifié de belle journée pour un pilote de MotoGP. Dans l’obligation de redorer son blason après avait été invité à partir par le HRC au terme de trois saisons de collaboration, Stefan Bradl n’a pas du temps à perdre. Une Yamaha M1 privée en version Open reste encore un bonne opportunité pour se relancer. Mais c’est aussi la dernière planche de salut. Alors autant qu’elle soit solide. Avec des suspensions Öhlins, elle l’est et Aleix Espargaro l’a démontré. Mais avec des suspensions Kayaba, c’est moins évident. C’est même carrément la misère si l’on écoute le pilote.

« J’ai voulu montrer ma bonne volonté à Yamaha » commence celui qui a fini neuvième la saison 2014. « Cette suspension est incapable de travailler correctement. La moto n’arrête pas de bouger, il est impossible de la cerner et de la calmer. Je suis à plus d’une demi-seconde de mes premiers chronos. Le sentiment est que KYB n’est pas au niveau, il leur faudrait deux ans pour l’être. C’est une catastrophe. » Puis il poursuit : « je l’ai déjà dit, pour lutter dans la catégorie Open avec les Honda et les Avintia-Ducati, il nous faut être en Öhlins. » En apprenant qu’un nouveau test avec ces suspensions serait prévu à Jerez, Bradl aurait répondu « rendez-vous à Sepang alors. » Par ailleurs, le bilan technique entre le pilote, les hommes de KYB Tsutomu Yoshimoto et Hideaki Ogura, et ceux du team Cuzari et Curioni aurait pris la tournure d’un dialogue de sourd.

Alors quid de KYB ? Honda a perdu le pari Showa et celui de Yamaha avec Kayaba part on ne peut plus mal. Chez Forward, on à la fois un œil sur les comptes et sur les chronos. La suite, au prochain numéro.

Stay tuned !

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Source: speedweek

 

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