Honda fait en sorte que le MotoGP développe la libido du jeune Jack Miller

Pour le jeune Jack Miller âgé de 19 ans, Noël est arrivé avant l’heure. Dès la fin d’une saison de Moto3 marquée par une défaite au championnat face à Alex Marquez. Une déception qu’une dernière victoire avec sa KTM n’a pas édulcorée. Au contraire d’un lendemain qui le comptait parmi les effectifs du grand frère Marc pour jouir d’une Honda RCV1000R qui a commencé à l’initier au MotoGP. Des mots qui traduisent parfaitement les sentiments d’un Australien bien pris en main par le HRC.

Car il est bon de rappeler que, pendant les trois jours accomplis sur le tracé de Valence, Jack Miller a tourné sans la moindre aide électronique. 70 tours ont été faits le premier jour, 21 le second sous la pluie et 60 avant de plier les gaules. Un travail de forçat. Enfin, pour le nouveau pilote LCR-Honda, c’était plutôt à une autre forme d’endurance qu’il fallait se fier : « de toute ma carrière, je n’ai jamais mis autant de fois le coude sur la piste » raconte l’équipier de Crutchlow. « j’aimerais avoir des photos du virage 3, j’y ai le coude sur la piste, en glissade, avant de prendre le freins et attaquer le virage suivant. C’est une des expériences les plus excitantes à vivre vous savez. C’est comme faire l’amour en portant son pantalon ! » Quand on vous disait que les morceaux étaient choisis…

Maintenant, Honda veille au grain. Il n’avait pas toute la puissance de la RCV1000R, et il roulait sans la moindre assistance électronique : « on n’a pas touché au contrôle de traction pas plus qu’à l’anti-cabrage pour le moment. J’ai demandé cette dernière assistance à Honda mais ils me l’ont refusé en me disant : « jeune homme, vous avez encore beaucoup à apprendre et du chemin à faire avant de bénéficier de la moindre électronique. » Mais je m’améliore à chaque sortie, je me sens de mieux en mieux sur la moto et je commence à utiliser le pneu arrière pour tourner, ce qui est le plus plaisant pour un pilote. C’est incroyable d’aborder le virage 13 avec le guidon en butée. C’est génial, je vis un rêve. On apprend et on progresse. »

En trois jours, Jack Miller a descendu ses chrono de pratiquement une seconde. Et il n’était qu’à deux dixièmes d’Eugène Laverty ou de Loris Baz sortis des machines du Superbike. La prochaine étape est pour lui la Malaisie qu’il va rejoindre pour des tests privés. Là commencera son initiation à l’électronique. Ensuite, il ira se faire enlever des vis à une épaule.

Stay tuned !

Rejoignez-nous sur Facebook

Rejoignez-nous sur Twitter

Source: crash.net


Dans cet article

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de