Avec l'Indonésie, le MotoGP dépasserait déjà les 2,5 millions de spectateurs

C’est du moins la certitude des acteurs des Grands Prix qui n’en reviennent jamais de l’accueil qui leur est réservé dans ce pays à chaque opération de promotion. Pourtant, on reste à quatre Grands Prix en Espagne, qui font cependant de jolis scores, tandis que la Thaïlande et le Chili sont les prochains favoris d’un futur calendrier après la disparition du mirage brésilien. Mais la ferveur indonésienne semble un cas à part. Morceaux choisis.

Le ton est donné par un Livio Suppo du HRC : « nous sommes allés en Indonésie avec nos deux pilotes et la façon dont nous avons été reçus a été incroyable. Ils considèrent les pilotes comme de véritables stars du rock. C’est vraiment dommage que l’on ne puisse pas courir ici. » Un avis largement partagé par Lin Jarvis, l’homme de Yamaha : « la ferveur populaire que nous y rencontrons est tout simplement étonnante. Surtout si l’on considère le fait qu’il n’y a aucun Grand Prix d’organiser. »

Pourtant, tout n’a pas été que désert. Un meeting était organisé dans cette contrée, à Sentul, jusqu’en 1997. Mais il faut remettre aux normes. La popularité est là, le désir et l’intérêt des acteurs aussi. L’Indonésie est un marché immense pour les constructeurs, un pays dont le nombre de sa population est seulement précédé par la Chine, l’Inde et les Etats-Unis. Et puis le succès du seul Grand Prix dans la région, soit celui de Sepang en Malaisie, montre tout le bien fondé d’une présence au calendrier. En 2013, le WSBK a tenté d’y planter sans paddock. Mais sans y réussir.

Alors ? « il nous faut des courses en Europe, c’est évident » analyse Livio Suppo, « mais si on avait moins de courses en Espagne ou en Italie et plus dans des régions comme l’Amérique du Sud, l’Indonésie ou la Thaïlande, ce serait plus qu’apprécié. » Un championnat qui colle au marché, ça tombe sous le sens, une corrélation implacable que Lin Jarvis présente ainsi : « à la fin, si on ne vend pas de motos, il n’y a pas de machines pour la compétition. Les régions en développement sont en Asie et dans une partie de l’Amérique du Sud, par exemple, actuellement, le Chili. C’est dommage que l’on ne puisse pas aller au Brésil. La Thaïlande s’organise en revanche et le travail autour du circuit de Chang y est impressionnant. » Un site qui sera d’abord soumis à l’expérience du Superbike l’an prochain.

Ceci dit, qu’en pense Ducati ? Paolo Ciabatti se fait le porte parole : « Ducati est un constructeur plus modeste mais ces marchés situés en Asie et en Amérique du Sud sont pour autant tout aussi importants pour nous. C’est pour cette raison que Ducati a construit une usine en Thaïlande d’où sortiront nos motos, à l’exception de la Panigale, en direction du marché asiatique. De la même façon que nous sommes installés au Brésil. Avoir un certains nombres de courses en Europe nous importe mais en avoir plus en Asie et en Amérique du Sud seraient un plus

Les trois constructeurs sont donc d’accord. Mais les mêmes s’accordent aussi pour garder le même nombre de courses à l’année, soit 18. On fait les gros yeux aux quatre épreuves espagnoles, mais celles-ci cartonnent au niveau de l’affluence tandis que la moins populaire, située à Aragon, fait toujours mieux que le Mugello, Misano, Phillip Island, Motegi sans parler de Losail. Les choix seront donc difficiles, même avec des infrastructures prêtes sous ces latitudes. Et la Dorna s’est peut être un peu plus compliquée la tâche en annonçant, pour 2016, un Grand Prix en… Autriche. Pourvu que la flamme indonésienne tienne encore quelques années.

Stay tuned !

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Source: crash.net


 

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