CEV : Les grandes manœuvres ont commencé…

Depuis plusieurs mois, la rumeur enfle à propos d’un changement de statut de ce qui est actuellement « un championnat d’Espagne international », le FIM CEV Repsol.

Initialement simple championnat d’Espagne mais véritable antichambre des Grand Prix, celui-ci a évolué cette année en offrant deux courses à l’étranger, au Mans et à Portimao.

La Dorna, qui gère également ce championnat, n’entend apparemment pas en rester là et le FIM CEV Repsol devrait devenir un championnat du monde « Junior » l’année prochaine, en conservant les manches en France et au Portugal, mais en s’étoffant probablement d’une épreuve aux Pays-Bas (Assen) et d’une en Allemagne, où la Dorna essaie précisément de relancer un championnat en perte de vitesse. Evidemment, pas d’épreuve en Italie, où le grand concurrent de l’Espagne s’insurge haut et fort contre cette multiplication des championnats à consonance ibérique…

Le futur championnat d’Espagne, lui, sera en fait basé sur ce qui s’appelle aujourd’hui la Coupe d’Espagne, et présentera un règlement destiné à contenir les coûts comme, par exemple, en Moto3 où la puissance sera limitée à 46 chevaux. Honda ne perd d’ailleurs pas de temps et brade actuellement sa NSF250R à 17.511 euros TTC pour ce championnat (tout comme en Allemagne).

Et le coût est bien au centre des interrogations car, s’il est facile de comprendre l’intérêt, pour la Dorna, de multiplier les championnats prestigieux, cela est beaucoup moins évident pour les pilotes qui devront s’inscrire dans un championnat où les places se négocient déjà dans des zones similaires à celles des Grand Prix.

Techniquement, c’est encore pire, puisque, actuellement, la catégorie Moto3 du FIM CEV Repsol n’est soumise à aucune des limitations de son homologue en Grand Prix. Dans le cas des teams de pointe, on se sert même parfois du CEV pour développer les futures machines de mondial. Les autres teams ont depuis longtemps renoncé à suivre cette escalade technico-financière et doivent se contenter des places d’honneur.

Nous attendons donc avec impatience la future réglementation de championnat du monde Junior car, avouons-le, il serait aberrant qu’il ne constitue pas une étape intermédiaire vers les Grand Prix, surtout en Moto3. Intermédiaire techniquement et financièrement, bien entendu, comme une sorte de « vrai » championnat d’Europe, pour remplacer l’unique course à Albacete qui, pour le moment, « usurpe » ce titre.

Concernant la Moto2 où, là, les moteurs sont limités, on évoque de plus en plus le remplacement de Michelin par Dunlop, afin d’offrir une continuité vers les Grand Prix.

Quand à la catégorie Superbike, elle devient de fait incongrue et devrait être pour le moins sérieusement remaniée, en visant cette fois le championnat Superbike/Superstock également géré par la Dorna.

Stay tuned !

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