Marc Marquez avoue que son jeune frère Alex est plus calme que lui

D’un côté un Marc Marquez âgé de 21 ans, double champion du monde consécutif de ce qui se fait de mieux en vitesse moto, avec treize victoires à la clé cette année. De l’autre Alex Marquez, qui, du haut de ses 18 ans, vient déjà de conquérir son premier titre mondial en Moto3. Une belle famille s’il en est mais qui doit garder son équilibre devant cette avalanche de résultats. En ce sens, le petit frère est-il condamné à évoluer dans l’ombre du grand ? L’aîné de la famille ne le croit pas. A ses dires, il aurait même à redouter le cadet lorsque celui-ci arrivera à maturité. Car il a une qualité qu’il n’a pas tout à fait : le calme.

Alex Marquez résisterait donc mieux naturellement à la pression que Marc. C’est d’ailleurs ce dernier qui l’affirme bien volontiers : « je l’ai observé lors des deux derniers Grands Prix de la saison » se souvient l’officiel du HRC. « il s’est montré beaucoup plus patient que je ne l’aurais été dans sa position. C’est une qualité importante dans ce genre de situation. Il faut être sûr de soi pour montrer une telle sérénité à un moment où il fallait gagner le titre. Il l’a démontrée. »

De son côté, et c’est le paradoxe, plus Marc Marquez écrasait la discipline MotoGP à chaque Grand Prix, plus la pression s’installait sur ses épaules : « c’est un peu étrange. En réalité, le plus vous gagnez et plus votre avantage augmente. La pression devrait donc être moins importante parce qu’en gagnant, on obtient l’opportunité de continuer à lutter pour le championnat en pouvant prendre moins de risques. Au lieu de ça, à chaque fois que je gagnais, j’avais de plus en plus de pression parce que les gens attendaient que je fasse une erreur. Je sentais que le jour où j’allais faire une erreur allait faire les gros titres. Au final, quand j’ai fini quatrième à Brno, ça a été un grand soulagement parce que je pouvais enfin me dire que les gens allaient arrêter de penser à ce que je remporte toutes les courses… Ils sont passés à autre chose, la situation est redevenue normale et j’ai davantage pu me concentrer sur moi-même. »

Et puis il y avait aussi un peu de malaise lors des conférences de presse : « les questions posées aux autres pilotes étaient toujours les mêmes, » rappelle Marc. « C’était du genre : ‘De quoi avez-vous besoin pour battre Márquez ?’ ou ‘Comment arrêter Márquez ?’. J’étais parfois un peu mal à l’aise parce qu’en tant que pilote, je sais ce qu’on ressent lorsqu’on vous pose une question à propos de votre rival plutôt que de vous. S’il ne s’agit que d’une ou deux questions, ça va, mais lorsque ce sont toujours les mêmes questions au sujet du même concurrent… Je m’inquiétais que les pilotes avec qui je m’entends bien commencent à me détester ! »

Mais ces angoisses existentielles semblent glisser sur un Alex Marquez qui reste verrouillé sur ses objectifs quel que soit l’environnement. Il a résisté aux espiègleries en coulisse de Jack Miller qu’il a battu. Et pourtant, c’est bien l’Australien qui est en MotoGP. De quoi perdre son calme ? Décidément non : « je vais pas trop penser à mon rêve qui est la catégorie reine. Ma carrière doit évoluer de manière progressive. Je vais étape par étape. Il faut fermement rester les deux pieds sur terre. » En 2015, il fera ses débuts en Moto2 avec le champion du monde et ami de la famille Tito Rabat.

Stay tuned !

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