Avec la transmission « seamless » Aprilia veut passer la vitesse supérieure

Aprilia en MotoGP, ce n’est pas que pour la bagatelle. Contrairement à Suzuki qui a préféré se préparer pendant un an avant de monter au front de la compétition, les hommes d’Aprilia ont été parachutés directement sur le théâtre d’opération par un groupe Piaggio qui ne tolérera qu’une seule saison d’apprentissage. Dès 2016, il faudra penser au podium. La moto née RSV4 et ART réunies va devoir mettre les bouchées doubles. Dès les premiers tests de l’intersaison, on a vu apparaître un moteur à distribution pneumatique. A présent, Romano Albesiano, chef d’orchestre de la compétition à Noale, nous assure que la transmission « seamless » n’est pas loin. Aprilia passe la vitesse supérieure.

Le patron Italien qui sort du WSBK avec les titres pilotes et constructeurs pour sa première saison comme successeur de Gigi Dall’Igna l’affirme : « Nous travaillons actuellement sur la transmission « seamless », mais elle n’est pas encore prête. Nous espérons néanmoins l’avoir pour les essais du Qatar en mars prochain. Les délais de développement pour une telle transmission sont cependant difficiles à prévoir. Ce n’est pas comme une pièce de série où vous pouvez planifier l’évolution. Avec de telles évolutions techniques comme cette boîte, tous les problèmes ne peuvent être prévus par avance. »

Maintenant, contrairement aux Japonais extrêmement prudents avant de mettre à disposition les dernières évolutions, si l’accessoire est prêt, il sera soumis à l’épreuve du feu : « que veut dire exactement être prêt pour la course ? » s’interroge Romano. « Si une boite de vitesses fonctionne bien, pourquoi ne devrions nous pas l’utiliser ? Peut être pas en course, mais pour des tests, sûrement. Cette transmission permet un avantage lorsque l’adhérence est critique. On peut rétrograder plus facilement, c’est un gain de plusieurs dixièmes. »

La philosophie d’Aprilia est donc agressive. En avant toute ! Un comportement qui est exactement le contraire du caractère du V4 transalpin : « je ne sais pas quelle est la puissance moteur de nos adversaires, mais nous devons rendre 10 à 15 chevaux » explique Albesiano. « Pour autant, cela ne veut pas dire que nous sommes mauvais. Notre puissance moteur s’exprime très progressivement, elle est très lisse, le pilote, en ouvrant les gaz a une sensation parfaite de sa roue arrière. C’est la caractéristique de l’Aprilia et c’est sa force. Notre moteur est disponible, que ce soit en MotoGP, en Superbike ou sur la moto de série. C’est la nature de notre moteur, note philosophie. »

Une linéarité qui a toujours été le credo d’un Max Biaggi qui sera sollicité comme pilote test aux côtés de Michaël Laverty et de Alex Hofmann.

Stay tuned !

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Source: speedweek


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