Florian Marino : " Je n'ai qu'à travailler davantage pour devenir meilleur."

Après sa participation à 6 Grand Prix en catégorie Moto2, Florian Marino dresse, sans complaisance et avec réalisme, le bilan de ce qui était une belle opportunité, et restera sans nul doute une belle expérience. 

Florian Marino: « J’ai fait les six dernières courses du Championnat du monde et les résultats n’ont pas forcément été à la hauteur de mes espérances. Il  ya plusieurs raisons à cela.
Lors de la fin d’un championnat, les concurrents sont affûtés, le niveau se nivelle par le haut et la compétition devient vraiment très serrée. Par exemple, on voit qu’à Sepang, je suis à 8 dixièmes du leader et seulement 21ème, alors que plus tôt dans la saison, cet écart m’aurait largement placé dans les 15 premiers!

Globalement, il y a des choses qui ont vraiment été intéressantes, mais je pense que, d’un côté, j’ai clairement manqué de réussite, et de l’autre, que tous les enchaînements des courses (ndlr : Moto2 + Supersport) ont fait que je n’étais pas assez au point, aussi bien physiquement que mentalement. Le stress, lié à la nouveauté et à la volonté de bien faire en Moto2, mais surtout lié au Supersport où je jouais le Top3 mondial, a fait que je n’ai pas géré au mieux toutes ces courses. Cela a influé sur ma performance, ma capacité à m’adapter et à prendre des risques pour pouvoir rouler avec les pilotes de devant.
En Moto2, tout le monde sait que c’est LE championnat où il y a vraiment du gros niveau et je n’étais pas à 100%. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit facile mais mon objectif était de finir au moins une fois de finir dans les points. En Malaisie, ce n’est vraiment pas passé loin (ndlr : 16ème) mais je ne l’ai pas atteint. C’est comme ça et je ne vais pas me morfondre; cela restera comme une grande expérience dont je ressors plus fort et avec une bien meilleure connaissance de moi-même et du niveau de certains pilotes. Je n’ai qu’à travailler davantage pour devenir meilleur. »

GP-Inside : Tenant compte de cet enchaînement d’une dizaine de courses à chaque week-end, si c’était à refaire, pourrais-tu changer quelque chose et, si oui, quoi?

Florian Marino« Sincèrement, je n’ai pas trop de regrets.  Bien sûr, si c’était à refaire, je prendrais tous les risques pour y arriver, mais avec le Top3 en Supersport à côté, je ne pourrais pas prendre celui de me blesser.
Donc si c’était à refaire, je ne pourrais pas changer grand-chose, à part des petits détails, comme éviter de me perdre dans les réglages à certains moments, ou me concentrer davantage sur mon style de pilotage à d’autres, mais tout cela a vite été réglé par Alain Bronec et Max Sabatani avec qui j’ai travaillé. Dans l’ensemble, j’ai donné mon maximum en tenant compte du Supersport. »

GP-Inside : l’année prochaine, ton emploi du temps aura une odeur de GP ou de SBK?

Florian Marino« SBK. Je n’ai pas démontré suffisamment de choses en Moto2 et je n’ai ni le budget, ni le sponsor, pour y trouver une moto compétitive. »

Stay tuned !

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